08.06.2007
Folle comme un Pape
La Pologne craint que le sac à main de Tinky Winky n’incite ses enfants à se vautrer dans la fange de l’homosexualité. Moi je suis d’accord qu’il ne faille pas ménager ses efforts pour preserver les enfants innocents de séries aussi pernitieusement perverses que les Teletubbies. Mais alors, il faut essayer de rester un peu cohérent.
Et pendant ce temps là, devinez quoi? Ils envoient ces mêmes enfants à l’église où foisonnent soutanes, calottes et mosettes assorties.
Un gars en robe longue dans le Marais, ce serait de la dépravation. Un embouteillage de robes longues au Vatican , ce sont des hommes de Dieu.
Conclusion? Dieu ne crèche pas dans le Marais.
10:40 Publié dans Poil à gratter | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lesbian-touch, lesbienne
06.06.2007
Slash fiction : JR Ewing / G. Bush Jr
Bush Jr, il n’aime pas les pédés. Il ne les aime tellement pas qu’il a voulu inscrire dans la constitution fédérale l’interdiction du mariage homosexuel en sachant que ce projet était voué à l’échec.
La fille de son vice-président assume son homosexualité, il n’était pas clair qu’un tel amendement bénéficiait d’un quelconque support populaire, il était par contre évident qu’il serait bloqué au sénat… et pourtant, il y est allé de sa petite contribution au monument de l’homophobie. Pourquoi tant de haine?
On ne hait que si on a une bonne raison de le faire, sinon on reste indifférent. Un tel acharnement ne peut trouver ses racines que dans une amère expérience personnelle, une de celles qu’on ne digère jamais tout à fait. J’ai donc mené ma petite enquête. Et, accrochez-vous à vos sièges: some 25 years ago, Georges Bush Jr was in love with JR Ewing! (j’écris en anglais pour être certaine que les radars de la CIA prennent bonne note de mon blog)
Vu la position actuelle de l’intéressé, les langues des témoins ne se délient pas facilement mais voici l’histoire telle qu’on peut la reconstituer sans trop extrapoler. Et ici, il ne s’agit pas de délires de Leznotte, prière d’accorder la même foi à ce qui suit qu’à ce que vous lisez dans Gala. Si les journalistes de cet éminent hebdomadaire n’étaient déjà à la coupe de Sarkozy, qui se veut l’ami de Bush, nul doute que cette histoire ferait leur couverture cette semaine. Venons en aux faits.
Les deux hommes se sont rencontrés à la fin des années 70. Tous deux entamaient leur carrière dans le secteur pétrolier. JR dans la société familiale, Georges dans une société créée pour lui grâce aux contacts de son père. Vivant tous deux dans le microcosme Texans des fils à pétrole, ils étaient naturellement amenés à se rencontrer. Un de ses compagnons d’université de Georges, raconte que ce dernier fut très impressionné par l’intelligence et la perversité du jeune Ewing.
JR, toujours à l’affût d’un bon coup, eu l’idée de faire embaucher Georges par Cliff Barns. S’il pouvait mettre une burne pareille dans les pattes de son ennemi juré, sa faillite ne traînerait pas. Plan pas évident mais qui valait la peine d’être tenté. Malgré sa nullité, le petit Bush avait quelques arguments. Barns était aussi diplômé de Harvard, on pouvait compter sur la solidarité entre anciens des grandes universités et les connections de la famille Bush pourraient aider à faire passer la pilule. Il aida Georges à écrire son CV et l’exerça à l’interview d’embauche. La patience qu’il y a mise ! Plusieurs fois, il a dû se retenir d’exploser et de dire à Georges ce qu’il pensait de lui. Ils terminaient en général la soirée autour d’une bouteille de whisky dans un bar.
Tout cela plongea le jeune Georges en pleine confusion des sentiments. Son admiration pour son mentor prenait des proportions incontrôlables. Son cœur d’artichaut tressautait dans sa poitrine dès qu’il apercevait la Mercedes de JR. Sa simple apparition le plongeait dans le trouble et lui faisait perdre tous ses moyens. Rapidement, il en vint à attendre leurs entrevues avec impatience puis à les provoquer avec insistance. Il appelait JR au bureau pour fixer un rendez-vous après le boulot et rappelait parfois jusqu’à cinq ou six fois dans la journée jusqu’à ce qu’il puisse lui parler. D’après les traces qu’une des femmes de ménage, maintenant retraitée, retrouvait sur les draps, Georges, qui était fréquemment chassé de la chambre conjugale, débordait de désir. Cette dame n’a accepté de parler qu’à condition de conserver l’anonymat.
Les éléments concrets qui nous qui nous permettent d’affirmer que Bush a tenté sa chance avec JR sont une conversation rapportée par le vieux barman de l’hôtel où elle s’est tenue et la scène du Hilton.
La conversation d’abord :GB : Et toi, comment ça se passe avec Sue Helen ? Tu n’as jamais envie d’autre chose ?
JR : Sue Helen, tu peux imaginer, non ? Entre les moments où elle est bourrée et ceux où elle se … par Barns, il y a ceux où je peux y aller.
GB : Et quand tu peux pas, tu fais quoi ?
JR : Sa sœur. Une vraie bombe, celle-là. Un peu vindicatrice mais elle démarre toujours au quart de tour.
GB : Tu veux dire quoi ?
JR : Il faut passer du temps avec elle, lui répéter…
GB : Non, je veux dire tu veux dire quoi par « une vraie bombe » ?
JR : Ben honnêtement, si elle n’était pas aussi exigeante, elle ferait une pute épatante.
GB : Et tu n’as jamais eu envie d’autre chose ?
JR : Autre chose ? Mais puisque je te dis qu’elle est explosive.
GB : Je ne sais pas moi, un truc sans chichi où on s’épargne les détours et les fioritures, un truc plus direct. Un truc sans fleurs.
JR : Tu me demandes si je vais aux putes ? C’était il y a longtemps.
GB : Mais tu ne trouves pas que les rapports entre hommes sont plus simples qu’avec les femmes ?
JR : Tu veux dire si je suis pédé ? T’as trop bu, mon vieux. Je te laisse.
Cela n’aura pas suffit à réfréner les ardeurs de Bush qui semble avoir tenté sa chance jusqu’au bout si on en croit les évènements du Hilton. La réceptionniste qui nous confirme ce récit largement répandu dans les milieux informés rentrait de congé de maternité le jour où JR est descendu déposer en tas les vêtements de Georges à la réception en grommelant « petit pédé ». C’est en appelant la réception pour négocier un crédit sur base de son nom que Georges a appris que ses effets s’y trouvaient. Il semblait croire que JR était parti avec ses affaires.
Le jeune Bush n’avait pas réussi à convaincre Barns de l’embaucher. On peut raisonnablement supposer que JR a pris un malin plaisir à l’humilier pour s’en défaire une fois qu’il ne lui servait plus à rien. Au vu du chemin parcouru depuis lors, on ne peut que s’étonner d’un tel manque de clairvoyance chez un homme comme JR. S’il avait pris conseil auprès d’un devin, il serait peut-être vice-président des Etats-Unis d’Amérique à l’heure qu’il est.
Pour conclure, si je comprends que JR n’ait pas cédé aux avances de Bush, je me dis quand même qu’il aurait pu se retenir de l’humilier. Parce que maintenant, par un drôle de court-circuit dans la tête du Président, c’est tous les homos qui trinquent.
12:05 Publié dans Délires chroniques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lesbian-touch, lesbienne
02.05.2007
J'ai embrassé l'aube d'été
Des mois. Des mois entiers passés dans un tunnel circulaire, dans la chambre noire qu’était devenu mon cerveau. Mes cellules grises avaient revêtu leur habit de deuil et broyaient du triste en boucle. La mélancolie avait recouvert mes journées comme une neige de charbon. Je ne résistais pas. Mes pensées et mes peines étaient mon seul geôlier et ne domptaient que ma docilité. Je fuyais la lumière dont le moindre rayon, j’en étais certaine, me foudroierait. Un photon suffirait à anéantir l’édifice branlant qui matérialisait mon existence.
Le 24 décembre, je profitai de la longue nuit et de l’épaisse couche nuageuse pour m’enhardir dans une longue promenade en des lieux que la musique n’atteignait pas. C’est le moment que choisirent les nuages pour fondre en une chute de cristaux aussi brève qu’intense. Les étoiles étincelaient de tous leurs feux dans le ciel maintenant immaculé. La lune inondait la neige de ses rayons, éblouissant mon regard émerveillé. Je baignais dans ce jour nocturne, sa lumière glacée me réchauffait le coeur. La neige étouffait le bruit de mes pas, je flottais, ivre de lumière. J’étais un papillon, plus un lombric. Je ne pouvais attendre que le jour se lève, j’ai tendu les bras vers le ciel et imploré : soleil paresseux, sors de ton sommeil. Au milieu de la nuit enneigée, j’ai embrassé l’aube d’été.
L’espoir n’a duré qu’une nuit. L’aurore a ramené les ténèbres. Mais, le temps que vit un papillon, la vie a frémi en moi. L’envie et le désir ont parcouru mon être. Leur départ a cédé la place à la désolation, reine intemporelle de ce lieu. Seule la nuit sans fin pourra la détrôner par un beau solstice d’été.
Ceci est ma participation a l'atelier d'écriture de cette semaine sur http://impromptus.fr/dotclear/ . Le thème en est le vers de Rimbaud: "J'ai embrassé l'aube d'été"
10:56 Publié dans Mon petit monde à moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lesbian-touch, lesbienne
03.04.2007
Femmes, je ne vous aime pas quand…
http://www.lexpress.mu/display_news_dimanche.php?news_id=...
… vous vous comportez comme les pires des hommes, quand vous vous laissez aveugler par leur bêtise, quand vous vous retournez contre vos sœurs d’infortune, quand vous combattez pour votre malheur.
La théorie de Spengler postulait qu’en se prostituant, les femmes iraniennes s’adaptent au niveau des hommes qui les entourent. Pour s’ajuster, ces femmes pakistanaises adoptent les comportements des hommes. Ce faisant, ne tombent-elles pas plus bas qu’eux ? Elles perdent leur dignité, probablement leur meilleure arme face à la force des hommes. Les hommes ont perdu leur dignité mais il leur reste la force. Quand les femmes perdent leur dignité, elles perdent tout.
Sans dignité, comment pourront-elles revendiquer le respect ? Quand a-t-on vu un maître éprouver autre chose que du mépris pour ceux qui se méprisent eux-mêmes ? Et surtout, leur dignité sacrifiée aveuglement sur l’autel de l’extrémisme, qui pourra la leur rendre ? Comment renaître après s’être suicidée ? Lorsque, esclave des hommes et sans âme à laquelle confier ses peines avec confiance, même la musique s'est envolée ?
Dans sa déchéance et sa douleur, l’iranienne préserve sa dignité et son intégrité. Sa vie retentit telle un cri d’injustice. La pakistanaise préserve sa virginité mais tue sa famille avant de retourner l’arme contre elle. En même temps qu’on s’interroge sur les raisons d’un tel acte, on espérerait presque qu’elle ne se rate pas.13:30 Publié dans Etre une femme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lesbian-touch, lesbienne
29.03.2007
Envoûtement livresque
Pour plusieurs raisons, je n'avais pas envie de mettre de commentaires de livres sur ce blog et je pense toujours que mon avis sur un bouquin est finalement de peu d'intérêt pour l'humanité. Pourtant, je viens de terminer un bouquin qui m'a vraiment émerveillée. C'est la seconde fois de ma vie que j'ai ressenti une telle émotion en lisant un livre. Je fais donc exception à ma règle de conduite pour partager avec vous ce coup de coeur imparable.
Il s'agit d'un livre de Sôseki, Oreiller d'herbes.
Un peintre se retire de l'agitation de Tokyo pour se consacrer à ses réflexions sur son art, sur la distanciation de l'artiste nécessaire à l'apparition de l'oeuvre, sur la création de l'oeuvre d'art idéale. Dans son ailleurs, surgira l'ombre d'une femme, aussi insaisissable que l'oeuvre d'art idéale. La femme et l'oeuvre se donneront mutuellement consistance dans l'esprit du peintre par un chemin dont l'irrationel et l'émotion sont parfaitement rendus.
Le tour de force consiste à nous envouter jusqu'à nous aspirer dans son monde intérieur, à nous entraîner dans son exil créateur. Il nous fait vivre son propos. On se rend bien compte de la distance à laquelle il nous entraîne quand il nous ramène à la réalité, d'un coup de plume qui survient comme la sonnerie du téléphone au mileu d'un rêve: "Peut-être un jour, un dix-millième de la mare de sang qui va baigner la grande plaine au nord s'échappera-t-il des veines de ce jeune homme. La pointe du sabre qui pend à sa hanche fumera un jour. Mais il est assis à côté d'un peintre qui, dans la vie, ne reconnaît d'autres valeurs que celles du rêve. Il est assis tellement près de lui qu'il pourrait en se penchant entendre battre son coeur dans sa poitrine. Ces battements expriment peut-être déjà les tornades de la grande plaine du nord."
Un très grand livre, un de ceux dont on se sent en deuil après avoir tourné la dernière page.
16:25 Publié dans Mon petit monde à moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lesbian-touch, lesbienne
21.03.2007
A vos claviers, citoyennes!
AgoraVox ( http://www.agoravox.fr ), vous connaissez ? Moi non plus jusqu’il y a quelques jours. Disons que c’est un gros blog d’information collectif avec plusieurs milliers de contributeurs et un comité éditorial qui sélectionne les articles avant de les mettre en ligne. Passage sur leur site donc pour voir de quoi il s’agit exactement et ce que tous ces citoyens et citoyennes ont à dire.
Et là, stupeur ! Les citoyennes n’ont rien à dire. Sur la droite de la page d’accueil se trouve la liste des rédacteurs du jour, 24 au total dont 3 collectifs (associations ou magazines) et… 21 hommes. Je veux dire des mâles. Hier non plus, il n’y avait pas une seule femme en vue.
AgoraVox revendique un million de lecteurs (ou de visites ? J’ai la mémoire qui flanche) et plus de dix mille contributeurs et les femmes n’y occupent qu’un espace minime. Alors deux possibilités : soit le comité de sélection censure les femmes, soit elles ne s’expriment pas dans les espaces de parole. On ne peut rien exclure mais la thèse de la censure sexiste me paraît légèrement teintée de paranoïa. La seconde me paraît plus plausible.
Alors, quoi ? On n’a rien à dire ? Dans ce cas, on fait bien de se taire. Mais alors, on n’a plus le droit de se plaindre non plus. On n’ose pas dire ? On a peur ? Peur de quoi ? Les femmes se retrouvent ailleurs que sur AgoraVox ? Dites-moi où, ça m’intéresse. Ce sont les hommes qui parlent trop ? Certainement mais ils ont au moins le mérite de remuer des idées, d’en discuter. Et puis, sachant que celui qui gueule le plus fort finit souvent par faire prévaloir ses idées, il faudrait voir à donner un peu de la voix aussi si on veut exister.
Pour info, une recherche sur le mot « lesbienne » donne 14 résultats depuis août 2005 (dont 6 où c’est dans l’expression gay et lesbienne), le mot « gay » en donne 91, « cinéma » 441 et « élection » 1838. S’il y a un lobby gay et lesbien, AgoraVox n’est pas son media. A moins qu’AgoraVox ne soit homophobe en plus d’être sexiste ?
PS : merci à Mlle Canarde de Paris qui est peut-être une femme et qui vient de faire son entrée dans la liste des rédacteurs du jour.
PS2 : Le temps de terminer cette note, Mlle Canarde est sur le point de sortir de la liste des derniers contributeurs. Aucune autre femme n’est venue prendre la relève.15:20 Publié dans Etre une femme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lesbian-touch, lesbienne
Electeurs sexistes ? Peut-être pas ceux qu’on pense
Selon un sondage IFOP, moins de 20% des hommes et presque 30% des femmes auraient l’intention de voter pour Ségolène Royal. Pour les autres candidats (sauf Le Pen), les intentions de vote sont nettement moins différenciées en fonction du sexe des électeurs. Il y a donc bien un effet de genre sur la candidate PS. Certains n’hésitent pas à conclure à un machisme des hommes qui porterait préjudice à la candidate socialiste. Et les féministes de commencer à s’agiter, de ressortir les discours sur le machisme ambiant, l’inégalité des sexes, plafond de verre…
Pourtant, une autre lecture de ces sondages est possible. Si les hommes sont susceptibles de faire preuve de machisme, les femmes le sont tout autant de faire preuve de favoritisme. C’est oublier que la solidarité féminine n’est peut-être pas la vertu la plus répandue sur terre mais imaginons. Dans ce cas, le score de Ségolène serait plus élevé de celui qu’aurait rassemblé un homme toutes autres choses étant égales. Ou on aurait un mélange de machisme et de favoritisme qui ramènerait Ségolène à son score « gender neutral » ? Peut-être le PS est-il simplement en bout de course, plafonne-t-il naturellement à 20%. Hypothèse pas farfelue au vu de 2002. Peut-être la préférence des femmes pour Ségolène permet-elle de sauver les apparences. On imagine que DSK et Fabius doivent avoir du mal à envisager cette hypothèse et que, si débâcle il y a, les poids lourds seront plutôt contents d’avoir sous la main une chèvre émissaire toute désignée. Et pourtant, 30% de femmes qui voteraient PS : l’anomalie, elle me paraît plutôt se trouver là que chez les 20% d’hommes.
Alors, qui est le plus sexiste des deux ? Peut-être pas les hommes.
Par contre, Messieurs, 20% d’entre vous qui voteraient Le Pen alors que seulement 8% des femmes le feraient. Difficile d’interpréter ces chiffres à votre honneur.
12:59 Publié dans Etre une femme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lesbian-touch, lesbienne
09.03.2007
Tyrannie – libéralisme : mêmes armes. Même combat ?
« le tyran ne croit jamais sa puissance assurée s’il n’est pas parvenu au point de n’avoir pour sujets que des hommes sans valeur. » … « Cette ruse des tyrans d’abêtir leurs sujets… »
« Le théâtre, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes curieuses, les médailles, les tableaux et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, le prix de leur liberté ravie, les outils de la tyrannie. »
Etienne de La Boétie (1530 – 1563), Discours de la servitude volontaire
Il écrivait ça il y a 450 ans ! Un texte édifiant écrit par un gamin de 18 ans et qu’on peut lire ici http://www.forget-me.net/LaBoetie/servitude.pdf. Une lecture salutaire en temps de campagne présidentielle, pour relativiser les maux de notre époque.
On aurait pu espérer que l’éducation nous libèrerait de cette manipulation. En fait, elle n’a que sophistiqué la manœuvre. Exit les gladiateurs après que Brigitte Bardot se soit indignée médiatiquement des fluctuations de poids de ces lions soumis à de longues périodes d’affamement. Et puis, le pullulement des pédés rendait le recrutement d’hommes virils de plus en plus difficile. Vous imaginez Albin au milieu de l’arène ? Même les chasseurs de tête ont déserté le créneau. C’était devenu plus difficile de recruter que pour le secteur de la restauration. Changement de stratégie.
Ce sont maintenant les reality show, les jeux vidéo et les voyages qui nous divertissent. Les candidats au Loft et à la Star Ac sont les gladiateurs des temps modernes. Sauf que le ridicule ne tue pas. Le génie de l’opération aura été de tuer dans l’oeuf toute velléité de révolte collective puisque l’opération gavage des cerveaux ne nécessite plus de rassemblement de foules.
Tout ça, au bénéfice de qui ? En occident du moins, on n’osera quand même plus parler de tyrannie des gouvernants. Alors à qui profite le crime ?11:15 Publié dans Poil à gratter | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lesbian-touch, lesbienne

