12.12.2006
Mary et Heather attendent un enfant
Mary Cheney, la L-fille de Dick Cheney vient d’annoncer qu’elle était enceinte. Les futurs grands-parents se sont déclarés ravis de la nouvelle et impatients d’accueillir leur sixième petit-enfant. Les détails du processus de procréation n’ont pas été révélés.
Tout ça, c’est bien joli. Si la fille du vice-président des Etats-Unis a un enfant avec sa compagne, ça ne peut que profiter aux droits des homosexuels dans un pays où ils sont un peu mis à mal. Sauf que Mary Cheney, elle a activement participé à la campagne qui a mené aux 4 années supplémentaires de Busherie que nous sommes en train de vivre. Campagne où, sur le fil, un Bush à court d’argument a abattu la carte de l’interdiction constitutionnelle du mariage entre personnes de même sexe. Pour être honnête, le vice-président et sa fille ont pris leurs distances sur ce sujet mais ils ont quand même grandement contribué à sa réélection. Ils auront donc contribué à façonner le monde dans lequel leur fils ou petit-fils grandira. Un scénario possible ?
Novembre 2018
Dans une Amérique qui ne cesse de vouloir se laver plus blanc que blanc, où la population n’en finit plus de renaître chrétienne, aucun des présidents qui ont suivi Bush n’a encore pris le risque de s’aventurer sur le terrain des droits des homos. Le mariage et l’adoption sont toujours impossibles. Un procès retentissant a démontré que les tribunaux toléraient les actes de discriminations, à condition qu’ils n’impliquent pas de violence physique.
Heather Poe, la compagne de Mary Cheney depuis plus de 25 ans, vient chercher leur fils, Harry Cheney, à l’école. Harry a été un enfant sans problème jusqu’il y a deux mois. Depuis deux mois, il est d’humeur maussade en rentrant de l’école et refuse de parler de ce qui le tracasse. Il devient même agressif quand elle essaie de lui en parler. Ca va un peu mieux avec Mary mais il ne se confie plus. Au moment où elle l’aperçoit seul devant l’école, Heather se demande si c’est juste l’adolescence qui commence ou si les attaques des autres enfants concernant sa famille se sont intensifiées. Le pire, c’est qu’au vu du climat actuel, elle ne peut même pas en vouloir aux autres enfants. Pour le dernier anniversaire d’Harry, seulement un tiers des enfants invités sont venus, les parents préférant ne pas exposer leurs enfants à leur famille déviante. Peut-être par conviction. Mais peut-être aussi simplement par crainte de sembler cautionner l’homosexualité aux yeux de leurs enfants dans une société où ce choix de vie devient de plus en plus difficile. L’an prochain, elles partiront à Disney Land plutôt que d’organiser une fête pour quatre ados. Et l’année d’après, elles verront, elles trouveront mieux que Disney Land.Elle arrive devant l’école, ralentit pour s’arrêter devant Harry qui ne la voit pas. Sa voiture est à deux mètres de lui, elle ouvre la fenêtre et l’appelle :
- Harry, on y va ?
- …
- Tu vas être en retard au tennis.
- Je vais pas avec toi.
Instantanément, elle a la réponse à la question qu’elle se posait il y a quelques secondes. C’est comme un coup de poing dans le ventre même si elle a eu le temps de tendre les muscles. Elle sort de la voiture pour s’approcher de lui.
- On ne peut pas y aller et discuter ça en chemin ?
- Non, j’attends maman.
- Et qui est là devant toi ?
- Si je ne veux pas aller avec toi, tu ne peux pas m’obliger.
- Qu’est ce qui te fait croire ça ?
- Les autres me l’ont dit. T’es pas ma mère, t’es personne, t’as rien à me dire. J’attends maman.
Elle l’agrippe par le bras et tente de l’entraîner vers la voiture.
- Maintenant ça suffit, on y va.
Harry commence à hurler qu’il n’ira pas avec elle, le surveillant de l’école arrive pour voir ce qui se passe. Harry crie qu’il ne veut pas aller avec elle, Heather demande au surveillant de ne pas s’en mêler et de la laisser résoudre ça à la maison avec Harry.
- Je suis désolé, Madame, mais si Harry refuse d’aller avec vous et si vous n’êtes pas un de ces parents ou que vous n’avez pas d’autorisation écrite d’un de ses parents, je ne peux le laisser partir avec vous.
- Ecoutez, son institutrice me connaît. Appelez la et elle vous expliquera que c’est un caprice.
- Madame, je connais votre situation mais comprenez que nous avons des règles à respecter. Vous ne voudriez pas que votre enfant puisse partir avec n’importe qui à la sortie de l’école.
- Le fait est que je ne suis pas n’importe qui et que vous n’imaginez même pas les conséquences que pourrait avoir votre erreur de jugement.
- Je suis désolé, Madame, mais je ne peux pas…
Heather est remontée dans sa voiture avant de perdre sa contenance. Elle n’en veut pas à Harry, la pression est lourde pour lui. Elle en veut au surveillant borné, elle s’en veut de ne pas avoir prévu une autorisation avec Mary, elle en veut à ce foutu pays qui l’oblige à n’être personne pour son enfant, qui lui fait du mal. Elle s’en veut d’avoir contribué à faire de ce pays ce qu’il est. En 2003, Mary croyait que la question homosexuelle n’était pas si importante et qu’elle ne justifiait pas d’abandonner ses autres convictions. Elle croyait en son père. Elle s’était facilement laissée convaincre de prendre part à la campagne. Elle l’avait cru quand il lui avait dit que toute cette agitation ne mènerait à rien, que c’était aller contre le sens de l’histoire et que la raison reprendrait bientôt le dessus. Et à vrai dire, Heather ne s’était pas vraiment méfiée non plus. La vie n’était pas si mal à l’époque. Il suffisait de choisir son cercle d’amis, de ne pas s’exposer ou d’avoir suffisamment de pouvoir pour pouvoir vivre sa vie sans en souffrir. Leur argent avait facilement acheté un peu de sperme et l’aide médicale nécessaire pour la procréation de Harry.Mais la société s’est radicalisée et au fur et à mesure qu’Harry a avancé dans la vie, il leur est devenu de plus en plus difficile de l’ignorer. Ce qui arrive aujourd’hui, cette menace lancinante sur son foyer, elle n’avait jamais imaginé d’en arriver là. L’épisode d’aujourd’hui lui permettra de remettre le sujet sur le tapis, d’ouvrir les yeux de Mary sur leur situation. La zone grise dans laquelle elle a navigué depuis la naissance d’Harry s’est assombrie au lieu de s’éclaircir comme elles l’avaient espéré. Elle voudrait au moins déménager vers un état où elle serait reconnue comme parent d’Harry. Mais cela veut dire s’éloigner de la famille Cheney, ce que Mary a refusé jusqu’à présent.
Décembre 2022
Le chat trônant sur le caddy, la famille Poe-Cheney arrive à l’aéroport au grand complet pour rendre visite aux parents de Mary. C’est Noël, le vol en provenance d’Alaska était bondé d’autres familles avec des parents de même sexe. D’année en année, elles sont de plus en plus nombreuses sur ce vol. Probablement pas parce que, contrairement à Mary et Heather, les autres familles aimeraient le froid et les nuits sans fin. Juste parce que c’est le seul état à leur accorder le statut de famille et à ne pratiquer ni tolérer aucune forme de discrimination. La devise de l’état, North to the future, risque de devenir bientôt Gay to the future sans que personne ne s’en offusque.
Dans le reste du pays, c’est la chasse aux sorcières. La semaine dernière, un juge d’Ohio a retiré la garde d’un enfant de deux femmes parce qu’il venait d’être renvoyé pour la seconde fois de l’école. D’autres états enlèvent régulièrement la garde d’enfants aux parents divorcés qui ont une relation homosexuelle. Des milliers de familles se retrouvent otages de leurs enfants qui commencent à comprendre le pouvoir qu’ils détiennent sur leurs parents. De plus en plus d’écoles créent des programmes d’information sur les sexualités. Ou pour le dire plus clairement, de redressement. Si les familles hétérosexuelles ont le choix d’inscrire ou non leur enfant, les enfants de familles homosexuelles sont invités avec insistance à participer. Amnesty international a lancé une campagne sur le sujet, les gays activistes portent une étoile rose pour marquer leur protestation mais les familles se tiennent à carreau par crainte d’exposer leurs enfants qui souffrent déjà suffisamment.
Mary et Heather ont décidé de déménager quand il est apparu qu’Harry n’échapperait pas aux sessions de redressement une année de plus. Elles n’avaient pas besoin qu’un psychologue leur confirme qu’il n’est pas attiré par les garçons. Le problème c’est qu’il manque tellement de confiance en lui qu’il n’ose pas non plus s’intéresser aux filles. Un bon lavage de cerveau sur la vie amorale de ses parents ne leur a pas paru être la solution à ses problèmes. A côté de ça et d’autres tracasseries, les sept mois de gel par an et les nuits de 18 heures en Alaska ont fini par ressembler à un Eldorado. Elles y resteront jusqu’à la majorité de Harry. Il retrouvera sa confiance en lui puisque c’est un Poe. En quelques mois, il a déjà fait des progrès et l’ambiance dans leur maison calfeutrée est meilleure qu’elle n’avait été depuis longtemps. Après cela, il entrera à l’université puisque c’est un Cheney. Elles partiront vivre au soleil en Espagne dès qu’il semblera avoir trouvé ses marques.
Mary n’est pas enthousiaste à l’idée de revoir son père. Elle a le sentiment qu’il aurait pu faire quelque chose, qu’elle ne serait pas en Alaska s’il avait pris le risque de perdre les faveurs d’un président qui allait contre ses intérêts. Qu’il l’a manipulée lorsqu’il l’a entraînée dans cette campagne.
Ca fait presque 20 ans maintenant, c’est probablement le dernier Noël de son père. Même diminué, il continue de l’impressionner. Elle voudrait pouvoir lui dire ce qu’elle a sur le cœur mais sait que, comme chaque année depuis longtemps, elle n’en fera probablement rien. Sauf si Harry l’interroge. Il s’est informé et a été déçu par ce qu’il a lu sur son grand-père. Mary a tenté d’expliquer que la situation à l’époque ne permettait pas de prévoir la situation actuelle mais Harry n’en démord pas. Quand il le reverra, il dira à son grand-père qu’il a été nul, et pas que pour les homos.15:30 Publié dans Poil à gratter | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lesbian touch
18.08.2006
Masturbate-a-thon
L’époque Monica Lewinski semble avoir été une époque faste pour l’Amérique qui a vu naître plus ou moins simultanément le Masturbate-a-Thon, un concours où les participants se font sponsoriser et accumulent de l’argent pour chaque minute qu’ils passent à se masturber en public. L’édition américaine qui en était cette année à sa sixième édition a attiré un maximum de 125 participants.
Le record mondial est de huit heures et demi, sachant que les participants ont droit à 5 min de repos par heure et doivent passer les 55 autres minutes à se stimuler manuellement ou avec des sex toys.
L’objectif est non seulement de lever des fonds pour des œuvres de charité mais aussi de promouvoir l’image du sexe en solitaire qui réduit drastiquement les risques de grossesse ou de MST, argument de choc pour une époque très préoccupée de sa sécurité. A quoi j’ajouterais qu’il comporte d’autres avantages éminemment pratiques : plus discret en avion ou en Eurostar puisqu’il ne faut pas sortir à deux de la toilette, plus économique qu’une visite au bordel, pas besoin de partenaire… De ce point de vue, c’est un peu comme jouer aux échecs contre un ordinateur, activité qui n’a jamais choqué qui que ce soit. La question est donc de savoir si le sexe s’apparente plus au tennis où on a encore rien trouvé de mieux qu’un partenaire ou aux échecs où un ordinateur peut parfaitement faire l’affaire. Chacun aura sa réponse.
On trépigne d’impatience de voir débarquer le concept sur le vieux continent. La première étape sur ce sentier qu’on espère glorieux vient d’être franchie à Londres. La première édition européenne y a eu lieu début août et a rassemblé 154 participants, soit plus que le record enregistré aux Etats-Unis. Est-ce parce qu’elle était filmée pour faire l’objet d’un documentaire ? Ce n’est pas tous les jours que le quidam a l’occasion de devenir une star du porno.
15% des participants étaient des femmes dont la plus âgée avait 70 ans. Le record de durée a été de 7h30. Une des participantes a déclaré avoir atteint 49 orgasmes ! Retenez bien l’information pour le cas où vous auriez l’idée de sponsoriser une copine au nombre d’orgasmes le jour où le concept aura traversé la Manche.
A noter aussi que tant aux Etats-Unis qu’en Angleterre, le record est détenu par un homme. Les hommes seraient-ils plus résistants en solo qu’en équipe ?
L’histoire ne dit pas si le gagnant se voyait offrir un rôle dans un film porno produit par un major du secteur avec budget marketing astronomique.
Maintenant que le tabou de la masturbation en public est brisé, quelle chaine sera la première à lancer « clitonic », le Gym Tonic de la masturbation ? Tou, tou, you, tout, on se caresse le clitoris en petits cercles dans le sens des aiguilles d’une montre, en rythme, 1,2,3…8, tou, tou, you, tout, et maintenant d’avant en arrière en maintenant la même pression, 1,2,3…8, tou, tou, you, tout, pensez à Brad Pitt, mesdames, un peu d’entrain, tou, tou, you, tout, quel clitoris, Davina, je ne l'ai encore jamais vu aussi gonflé, tou, tou, you, tout, tout à fait, Véronique, je suis à deux refrains de l’orgasme.
16:45 Publié dans Délires chroniques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Lesbian Touch

