30.01.2008

20 ans

Dans un bar, un copain et moi-même entamons une conversation avec les jeunes filles d’à côté. Rapidement, elles se renseignent sur mes préférences sentimentalo-sexuelles qui semblent les intéresser. Une d’elles, 20 ans d’âge, commence à me faire du rentre dedans jusqu’à ce que je lui explique que, certes, elle est mignonne mais que je suis nettement plus proche du double de son âge que de son âge. A quoi, elle me répond :

-         Pas possible, tu pourrais être ma mère !... T’as raison.

Biologiquement, elle a aussi raison mais c’était la première fois qu’on me la sortait, celle-là.

 

Morale de cette histoire : baiser sans scrupule une gamine qui le cherche, c’est de la légitime défense.

18.01.2008

Vingt-Quatre

Mon collègue se gratte la tête depuis que sa femme lui a dit que des  poux ont colonisé les têtes de ses enfants. Espérons que ces enfants aient la délicatesse de mettre un couvre-chef pour protéger leurs poux du froid quand ils les emmènent en promenade.

 

Oscillant entre victime et bourreau, l’homme joue à l’équilibriste sur l’arête d’une montagne dont la culpabilité et la colère constituent les deux versants.

 

"Il fut un temps où j'étais persuadé que la cause de toute maladie mentale - or la cause de presque toutes les maladies est mentale - c'est la famille (...), le grand lit familial, mou et sentant le renfermé qui étouffe toute vie." Imre Kertész, DOSSIER K.

14.01.2008

Sens-tu le monde palpiter?

- D’où viens-tu?

- De chez les morts.

- Ah ! Et comment vont-ils ?

- Etrangement bien, à vrai dire.

- Comment sais-tu qu’ils sont morts, alors ?

- Crois-tu qu’être mort, c’est aller mal ? C’est peut-être exactement l’inverse. Ils ne sont plus qu’eux-mêmes. Ils ont rompu leur lien au monde et errent comme en apesanteur. Ni heureux ni malheureux, sans amour et sans haine, détachés du bien et du mal.

- Comment arrive-t-on là ?

- Tu perds ton âme.

- On l’a tous plus ou moins perdue.

- L’âme du monde habite chacun des vivants mais, ne pouvant s’observer elle-même, elle ne se voit jamais. Si tu veux voir pour croire, tu n’y accèderas jamais.

- Laisse-moi connecter mon âme à la tienne.

- Sens-tu le monde palpiter ?

- J’entends battre son cœur.