24.09.2009

Cent

http://www.time.com/time/photogallery/0,29307,1882089,00....

 

Fascination des lieux fantômes. Sentiment d’avoir survécu à la fin du monde. Non, pas du monde, d’un monde. La folie humaine criblée par la réalité. Une âme en errance dans une ville spectrale peut-elle être autre chose que l’ombre d’elle-même ? Comment croire en son humanité quand chaque pierre la dénigre ?

 

Le temps n’épargne rien. Pas plus les hommes que les bâtisses. Dans une ville décrépie, à tout instant se souvenir que tout périra. Mimétisme. Neuf à 3 ans, usé à 10, délabré à 20, démoli à 30. Et, poète de la destruction, chérir la vie, sa fragilité, ses aléas, sa finitude.

 

Retrouver la courbe de tes reins dans la fenêtre brisée de l’usine Packard, la couleur de tes yeux au plafond de la salle à manger du Lee Plaza, ta peur des araignées à la maison William Livingstone, ton goût du kitch au théâtre des artistes enfuis. Confier ton souvenir aux décombres.

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