04.08.2009
Le sexe des poissons (1)
Quelques espèces de poissons voient leur sexe déterminé, non pas par le gène X ou Y de leur géniteur, mais par la température ambiante. L’embryon développera des testicules ou des ovaires pour s’adapter au mieux à son environnement.
Ca, c’était l’état de la science avant que deux scientifiques espagnols ne se penchent sur le sujet et ne découvrent en laboratoire que les températures élevées favorisent les mâles. Voulant aller au bout de leur sujet, ils ont aussi été constater sur le terrain que le réchauffement de la planète a déjà modifié la distribution par sexe de la population de pejerrey (*). Et de conclure que certaines espèces sont menacées de disparition puisqu’un réchauffement de 4 degrés (scénario le plus pessimiste) pourrait résulter en une population à 98% mâle.
On peut se demander si le biais constaté sur le terrain n’est pas juste lié à la plus grande habileté des femelles à éviter les filets des chercheurs. Ou encore si quelqu’un a vraiment été mesurer la distribution par sexe de la population de pejerrey avant que ne commence le réchauffement climatique. Peut-être comptait-elle déjà plus de mâles que de femelles. Admettons pourtant que cette histoire de température tienne la route et explique enfin pourquoi mon poissonnier n’a jamais de couilles de pejerrey pour les barbecues d’été (puisque sa pêche n’est pas autorisée avant qu’il ait 9 mois).
A part ça, apprenez encore que, sur environ 33.000 espèces de poissons, la science actuelle n’en reconnaît que 40 qui déterminent leur sexe en fonction de la température. Non seulement, vous irez dormir un peu plus instruit(e) ce soir mais vous découvrirez aussi le sens de l’expression « une baleine qui accouche d’une sardine ». Pourtant, si vous pensez savoir qui ne gagnera pas le Nobel cette année, vous irez peut-être un peu vite.
Parce que Natalia Ospina-Alvarez and Francesc Piferrer ont aussi découvert que les espèces dont le sexe est génétiquement déterminé voient aussi leur distribution par sexe affectée par des conditions anormales, y compris une température anormale. Le chercheur n’hésite pas à déclarer qu’ « en refroidissant ou chauffant assez, on peut obtenir le sexe qu’on veut. »
A suivre… Cette série comptera probablement 3 épisodes. Pour ceux qui sont arrivés à ce point de la lecture, je vais essayer d’arriver avec la suite avant que le suspens insoutenable dans lequel je vous ai plongé(e)s ne retombe.
(*) en anglais dans le texte. Si quelqu’un sait comment ça se traduit en français, je serai ravie de remettre ma prose en conformité avec les canons de l’académie française.
14:41 Publié dans Délires chroniques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


Commentaires
Je repasserai plus souvent, merci
Ecrit par : godemichets | 05.11.2009
Je me coucherai moins bete ce soir, merci
Ecrit par : canard | 05.11.2009
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