« 2007-10 | Page d'accueil | 2007-12 »

30.11.2007

Quinze

Hervé Guibert : son Mausolée des amants est un Taj Mahal littéraire contaminé par la mérule pédophile.

 

"Quand on veut expliquer l'inexplicable, c'est qu'on s'apprête à excuser l'inexcusable." (Nicolas Sarkozy) Ca doit être parce que le président n’a pas besoin d’explications en matière de délinquance financière qu’il ne la juge pas inexcusable.

 

Chaque semaine a son week-end.

09.11.2007

Quatorze

152 jours sans gouvernement: "L’association belge de l’enregistrement des noms de domaine internet (DNS) va introduire les « Internationalised Domain Names » avant l’été prochain encore. Cela signifie que vous pourrez utiliser aussi des accents, trémas et d’autres signes spéciaux dans les noms de domaine belges... " (Le soir) Voilà une bonne illustration du principe selon lequel la moitié des tâches à faire devient inutile quand on les laisse traîner un peu. A moins que la possibilité d'enregistrer un site belgië.be redonne subitement l'envie aux flamands de rester belges.

 

La crise sur les marchés financiers continue. Tout ça me rappelle un président qui prétendait aller chercher la croissance économique à la force des ses petits bras. Quand sortiront les statistiques l'an prochain, il pourra toujours dire que c'est la faute de ces salauds de grèvistes.

 

La vie est une marée noire. Empoissée dans un mélange de peurs, de désirs, de sentiments, de remords mais toujours en vie. Tel l'oiseau pétrolé, je me débats pour reprendre mon envol vers mes rêves. Mes mouvements paraissent dérisoires et ralentis mais ils engloutissent toute mon énergie.

07.11.2007

Lettre à Nina Bouraoui

http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/10/08/chere-nina-boura...

06.11.2007

Treize

Treize comme dans « le treize au soir, je serai dans l’avion direction le soleil. » (voir la suite, vous comprendrez pourquoi c'est important)

 

"Le caffè latte Starbucks à emporter (très femme pressée et follement tendance) et le sautoir griffé. Très VIP tout ça."(Elle) Voilà, c’est dit, c’est tendance et VIP d’être pressée. Soyez en certaines, cette ineptie n’est pas de moi. S’abîmer dans un trou noir professionnel. Même dans les bras de la petite, encore garder un œil sur la montre. C'est peut-être carrément tendance, voire même un peu VIP (?!?). N'empêche, je n'aspire qu'à des temps plus ringards.

 

Comment bâillonner la France d’en bas : sur le port du Guilvinec, Sarkozy lance à un pêcheur « Toi, si tu as quelque chose à dire, tu as qu’à venir ici ! ». « Tu viens pas ? C’est que t’as rien à dire. » C’est peut-être aussi qu’entre le président et le pêcheur, il y a une barrière et un gendarme ? Tout comme entre l’Elysée et la France d’en bas, il y a un trottoir sur lequel on ne passe plus.

05.11.2007

Douze

N’aie crainte, si je t’aimais encore, tu n’aurais pas de raison de te demander si je t’aime toujours.

 

Au fond d’un puits, mes pensées ne m’échapperaient plus puisqu’elles ne volent jamais très haut.

 

Le long de la Seine, les feuilles d’arbres dorées capturent avidement le soleil pour rivaliser avec l’or du pont Alexandre III. Hier, la nature l’emportait largement. Pourtant, je n’ai vu aucun des passants amoureux ramasser de feuille pour l’offrir à sa bien-aimée.

02.11.2007

Onze

4fa1fea280bd27b9a4d0ceafa265f3b6.jpg

 

L’inconscient se loge dans les pieds. La preuve : avez-vous jamais croisé un cul-de-jatte chez un psychanalyste ?

 

L’inconscient se loge dans les pieds. D’où l’importance d’être allongé sur un sofa pour limiter la résistance gravitationnelle lors de la remontée de l’inconscient.

 

L’inconscient se loge dans les pieds. Porter des chaussures trop petites dans l’enfance peut provoquer de graves troubles psychiques à l’âge adulte.

 

Photo d'Eric Héranval

01.11.2007

Dix

«  Seul le Cannibalisme nous unit. Socialement. Economiquement.  Philosophiquement. » (Oswald de Andrade, Manifeste cannibale).  Comment a-t-il pu oublier « Sentimentalement. » ?

 

Humeur du jour : cannibale sentimentale. Me délester des peurs et des craintes dont le temps m’a affublée. Retrouver la légèreté qui caractérisait le premier saut au cou de l’amour, oublier qu’il sera forcement suivi d’un mini désastre. Réveiller la cannibale qui sommeille en moi parce que, pire que le désastre, le rien.

 

Moi, cannibale ? Vous n’y pensez pas ! Je n’ai pas plus une tête à os qu’une tête à chapeau.

Toutes les notes