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03.08.2007
L'énorme ego du tout petit Nicolas
Voilà, ça commence à percer.
La libération des infirmières bulgares, ce n’était pas que le charme de Cecilia. Il fallait que le petit Nicolas soit bien aveuglé par l’amour pour croire qu’on allait gober un truc pareil, même si Kadhafi a été assez sympa pour se prêter à la mascarade.
Peut-être, d’ailleurs, ne s’est-il prêté à la mascarade que parce qu’il a monnayé des compensations en plus. « OK, tu me files des missiles antichar Milan et je libère les infirmières. Et pour un système radio Tetra en plus, je fais de ta femme une star de la diplomatie. »
Mais le petit Nicolas, tout président qu’il est, il n’a quand même pas été très malin. Pourquoi n’a-t-il pas plutôt négocié une photo de Kadhafi dans la nouvelle campagne Vuitton ? Imaginez, le colonel montant dans l’avion de la compagnie bulgare un sac Vuitton à la main. Ca le fait, non ? Et Bernard, l’ami du petit Nicolas, il lui aurait quand même pas refusé ça, si ? Sinon à quoi ça sert, les amis ? Surtout qu’on sait qu’il le lui rendra au centuple et sans compter, puisque c’est nous qui paierons.
Quand à Kadhafi, se retrouver dans la même campagne que Mikhaïl Gorbatchev devant le mur de Berlin, ça aurait dû satisfaire son ego, non ? Sans compter qu’il y a aussi Catherine Deneuve. Ca en jette, quand même.
Ce marché aurait été équitable, les deux côtés s’offrant mutuellement un peu de propagande. Mais là, c’est je te donne des armes et tu participes à ma comédie. On a un peu l’impression que l’ego surdimensionné du petit Nicolas va offrir de sacrés opportunités à ceux qui sauront en jouer.
16:20 Publié dans Poil à gratter | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lesbian;lesbian-touch


Commentaires
Tiens, une leznotte de gauche ! Que penser des lesbiennes
sarkozistes ?
Ecrit par : Blog-trotter | 25.08.2007
Ben, non. Je ne suis ni dogmatiquement à gauche ni à droite. J'essaie de réfléchir en fonction de la situation.
Mais Sarko, vraiment, c'est dur. Qu'un type aussi arriviste et aussi creux y soit arrivé, qu'on ait rien trouvé de valable à lui opposer, ça en dit long sur le pays et sur l'époque. Cette élection, c'était la mort d'une certaine idée de la France. Et chaque photo du fanfaron, c'est comme un nouveau coup de couteau dans un cadavre déjà froid. Le charollais sera bientôt réduit en hamburger. On va pouvoir rendre l'invitation à nos amis américains. Tristes temps...
Ecrit par : Leznotte | 27.08.2007
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