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06.06.2007
Slash fiction : JR Ewing / G. Bush Jr
Bush Jr, il n’aime pas les pédés. Il ne les aime tellement pas qu’il a voulu inscrire dans la constitution fédérale l’interdiction du mariage homosexuel en sachant que ce projet était voué à l’échec.
La fille de son vice-président assume son homosexualité, il n’était pas clair qu’un tel amendement bénéficiait d’un quelconque support populaire, il était par contre évident qu’il serait bloqué au sénat… et pourtant, il y est allé de sa petite contribution au monument de l’homophobie. Pourquoi tant de haine?
On ne hait que si on a une bonne raison de le faire, sinon on reste indifférent. Un tel acharnement ne peut trouver ses racines que dans une amère expérience personnelle, une de celles qu’on ne digère jamais tout à fait. J’ai donc mené ma petite enquête. Et, accrochez-vous à vos sièges: some 25 years ago, Georges Bush Jr was in love with JR Ewing! (j’écris en anglais pour être certaine que les radars de la CIA prennent bonne note de mon blog)
Vu la position actuelle de l’intéressé, les langues des témoins ne se délient pas facilement mais voici l’histoire telle qu’on peut la reconstituer sans trop extrapoler. Et ici, il ne s’agit pas de délires de Leznotte, prière d’accorder la même foi à ce qui suit qu’à ce que vous lisez dans Gala. Si les journalistes de cet éminent hebdomadaire n’étaient déjà à la coupe de Sarkozy, qui se veut l’ami de Bush, nul doute que cette histoire ferait leur couverture cette semaine. Venons en aux faits.
Les deux hommes se sont rencontrés à la fin des années 70. Tous deux entamaient leur carrière dans le secteur pétrolier. JR dans la société familiale, Georges dans une société créée pour lui grâce aux contacts de son père. Vivant tous deux dans le microcosme Texans des fils à pétrole, ils étaient naturellement amenés à se rencontrer. Un de ses compagnons d’université de Georges, raconte que ce dernier fut très impressionné par l’intelligence et la perversité du jeune Ewing.
JR, toujours à l’affût d’un bon coup, eu l’idée de faire embaucher Georges par Cliff Barns. S’il pouvait mettre une burne pareille dans les pattes de son ennemi juré, sa faillite ne traînerait pas. Plan pas évident mais qui valait la peine d’être tenté. Malgré sa nullité, le petit Bush avait quelques arguments. Barns était aussi diplômé de Harvard, on pouvait compter sur la solidarité entre anciens des grandes universités et les connections de la famille Bush pourraient aider à faire passer la pilule. Il aida Georges à écrire son CV et l’exerça à l’interview d’embauche. La patience qu’il y a mise ! Plusieurs fois, il a dû se retenir d’exploser et de dire à Georges ce qu’il pensait de lui. Ils terminaient en général la soirée autour d’une bouteille de whisky dans un bar.
Tout cela plongea le jeune Georges en pleine confusion des sentiments. Son admiration pour son mentor prenait des proportions incontrôlables. Son cœur d’artichaut tressautait dans sa poitrine dès qu’il apercevait la Mercedes de JR. Sa simple apparition le plongeait dans le trouble et lui faisait perdre tous ses moyens. Rapidement, il en vint à attendre leurs entrevues avec impatience puis à les provoquer avec insistance. Il appelait JR au bureau pour fixer un rendez-vous après le boulot et rappelait parfois jusqu’à cinq ou six fois dans la journée jusqu’à ce qu’il puisse lui parler. D’après les traces qu’une des femmes de ménage, maintenant retraitée, retrouvait sur les draps, Georges, qui était fréquemment chassé de la chambre conjugale, débordait de désir. Cette dame n’a accepté de parler qu’à condition de conserver l’anonymat.
Les éléments concrets qui nous qui nous permettent d’affirmer que Bush a tenté sa chance avec JR sont une conversation rapportée par le vieux barman de l’hôtel où elle s’est tenue et la scène du Hilton.
La conversation d’abord :GB : Et toi, comment ça se passe avec Sue Helen ? Tu n’as jamais envie d’autre chose ?
JR : Sue Helen, tu peux imaginer, non ? Entre les moments où elle est bourrée et ceux où elle se … par Barns, il y a ceux où je peux y aller.
GB : Et quand tu peux pas, tu fais quoi ?
JR : Sa sœur. Une vraie bombe, celle-là. Un peu vindicatrice mais elle démarre toujours au quart de tour.
GB : Tu veux dire quoi ?
JR : Il faut passer du temps avec elle, lui répéter…
GB : Non, je veux dire tu veux dire quoi par « une vraie bombe » ?
JR : Ben honnêtement, si elle n’était pas aussi exigeante, elle ferait une pute épatante.
GB : Et tu n’as jamais eu envie d’autre chose ?
JR : Autre chose ? Mais puisque je te dis qu’elle est explosive.
GB : Je ne sais pas moi, un truc sans chichi où on s’épargne les détours et les fioritures, un truc plus direct. Un truc sans fleurs.
JR : Tu me demandes si je vais aux putes ? C’était il y a longtemps.
GB : Mais tu ne trouves pas que les rapports entre hommes sont plus simples qu’avec les femmes ?
JR : Tu veux dire si je suis pédé ? T’as trop bu, mon vieux. Je te laisse.
Cela n’aura pas suffit à réfréner les ardeurs de Bush qui semble avoir tenté sa chance jusqu’au bout si on en croit les évènements du Hilton. La réceptionniste qui nous confirme ce récit largement répandu dans les milieux informés rentrait de congé de maternité le jour où JR est descendu déposer en tas les vêtements de Georges à la réception en grommelant « petit pédé ». C’est en appelant la réception pour négocier un crédit sur base de son nom que Georges a appris que ses effets s’y trouvaient. Il semblait croire que JR était parti avec ses affaires.
Le jeune Bush n’avait pas réussi à convaincre Barns de l’embaucher. On peut raisonnablement supposer que JR a pris un malin plaisir à l’humilier pour s’en défaire une fois qu’il ne lui servait plus à rien. Au vu du chemin parcouru depuis lors, on ne peut que s’étonner d’un tel manque de clairvoyance chez un homme comme JR. S’il avait pris conseil auprès d’un devin, il serait peut-être vice-président des Etats-Unis d’Amérique à l’heure qu’il est.
Pour conclure, si je comprends que JR n’ait pas cédé aux avances de Bush, je me dis quand même qu’il aurait pu se retenir de l’humilier. Parce que maintenant, par un drôle de court-circuit dans la tête du Président, c’est tous les homos qui trinquent.
12:05 Publié dans Délires chroniques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lesbian-touch, lesbienne


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