03.04.2007

Femmes, je ne vous aime pas quand…

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… vous vous comportez comme les pires des hommes, quand vous vous laissez aveugler par leur bêtise, quand vous vous retournez contre vos sœurs d’infortune, quand vous combattez pour votre malheur.

La théorie de Spengler postulait qu’en se prostituant, les femmes iraniennes s’adaptent au niveau des hommes qui les entourent. Pour s’ajuster, ces femmes pakistanaises adoptent les comportements des hommes. Ce faisant, ne tombent-elles pas plus bas qu’eux ? Elles perdent leur dignité, probablement leur meilleure arme face à la force des hommes. Les hommes ont perdu leur dignité mais il leur reste la force. Quand les femmes perdent leur dignité, elles perdent tout.

Sans dignité, comment pourront-elles revendiquer le respect ? Quand a-t-on vu un maître éprouver autre chose que du mépris pour ceux qui se méprisent eux-mêmes ? Et surtout, leur dignité sacrifiée aveuglement sur l’autel de l’extrémisme, qui pourra la leur rendre ? Comment renaître après s’être suicidée ? Lorsque, esclave des hommes et sans âme à laquelle confier ses peines avec confiance, même la musique s'est envolée ?

Dans sa déchéance et sa douleur, l’iranienne préserve sa dignité et son intégrité. Sa vie retentit telle un cri d’injustice. La pakistanaise préserve sa virginité mais tue sa famille avant de retourner l’arme contre elle. En même temps qu’on s’interroge sur les raisons d’un tel acte, on espérerait presque qu’elle ne se rate pas.