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17.01.2007
Une question parmi d'autres
Hasards de vie, de lecture et de cinéma… Dans Rois et Reines, un père fait part à sa fille, jusqu’alors convaincue d’être chérie, du mépris et de la haine qu’elle lui inspire. Révolté à l’idée de sa disparition prochaine, il regrette de ne pouvoir détourner sa propre mort vers elle : « Ma petite fille tu es âcre, froide et superficielle comme du lait caillé. Je suis en colère contre toi. Ta fierté a tourné en une vanité aigre. Ton orgueil est devenu une coquetterie stupide. Aujourd'hui tu es une outre d'amertume. Je te crains, je te hais ma petite fille. Je voudrais que tu aies mon cancer et que tu souffres et avoir du temps pour te pardonner. Alors je meurs dans la colère. Je ne supporte pas que tu me survives, je voudrais que tu meures à ma place »
Du côté de chez Philip Roth, Mickey Sabbath renonce à se suicider parce que « tout ce qu’il haïssait se trouvait ici ».
Contraste : Aznavour chante la mort paisible de la grand-mère au milieu des siens. Apparemment sans regret au moment de quitter cette vie où elle a aimé et été aimée.Haïr et vouloir vivre. Aimer et accepter la mort. Qu’est ce qui nous attache le plus à la vie ? Ce que nous aimons ou ce que nous haïssons ? Ou encore, ceux qui haïssent sont-ils plus attachés à la vie que ceux qui aiment ?
17:50 Publié dans Mon petit monde à moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lesbian-touch


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