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13.06.2006
Christianisme et homophobie
Je me suis basée sur deux communications sur le sujet : essentiellement sur celle visant à encourager la société à résister au mariage des homosexuels (2003) et accessoirement sur celle concernant l’attitude que doivent adopter les représentants de l’Eglise face aux homos (1986). A noter que c’est le cardinal Ratzinger qui a signé de son auguste plume ces deux petits bijoux.
Parmi ses arguments contre la tolérance de l’homosexualité, on trouve quelques références à la Bible. Pour être plus précis, aux textes suivants :
· La Genèse : le texte qui raconte la création du monde en 7 jours, comment Eve a entraîné l’humanité entière dans le malheur pour une malheureuse pomme, l’arche de Noé… Un texte qui ne peut qu’être lu que comme une allégorie du Dieu créateur mais sûrement pas servir de base à une interprétation légaliste et à une condamnation qu’il ne contient pas. L’histoire de Sodome et Gomorrhe fait aussi partie de la Genèse. Histoire dont l’Eglise dérive directement une condamnation de l’homosexualité alors que le texte ne permet pas clairement de savoir si on condamne avant tout la xénophobie, les tournantes ou la sodomie.
· Le Lévitique, un texte de recommandations très détaillées sur ce qui est péché et des rites à effectuer pour s’en purifier. Il est vrai que ce texte condamne très explicitement la sodomie qui doit entraîner la condamnation à mort. Par ailleurs, ce même texte émet des tas d’autres commandements que l’Eglise a largement choisi d’oublier ou carrément de contredire comme la Loi du Talion. Bref un texte qu’il est difficile de considérer comme à respecter dans sa totalité. Si une partie du texte est manifestement discréditée, comment accorder une foi aveugle au reste ?
· Des passages des évangiles qui citent texto toujours le même passage de la Genèse : « Voici donc que l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair » en y ajoutant une condamnation du divorce. Quoi, vous n’y voyez pas une claire condamnation de l’homosexualité ? Pour ma part, pas plus que du célibat.
· Saint Paul, le premier de la lignée qui mènera à Benoît XVI, ceux qui se sont permis d’enrichir le message initial de leur avis plus ou moins éclairé, selon les avis… Il suffit de voir sa Cathédrale à Londres pour comprendre que ce gars-là n’avait pas Dieu dans sa poche.L’examen des sources bibliques de la condamnation de homosexualité oblige à constater leur faiblesse. Raison probablement pour laquelle les considérations contre le mariage consistent essentiellement en une litanie répétant la condamnation de l’homosexualité à l’infini. A noter la capacité infinie, elle aussi, à se faire référence à soi-même. Bref, à avouer qu’on réprouve sans autre raison que le fait qu’on n’aime pas ça parce qu’on dit que c’est immoral.
Après avoir fait le ménage de toutes les interprétations tendancieuses, le seul argument qui reste est que ces relations ne respectent pas le commandement de chasteté. C’est-à-dire qu’il y a relation sexuelle sans objectif de reproduction. Etre homo, c’est donc du même ordre que faire l’amour hétéro avec contraception. Mais tout le monde sait que tout le monde le fait ! Pourtant l’Eglise place clairement ces deux péchés à des niveaux différents. Par exemple, dans le nouveau catéchisme paru en septembre 2005, on trouve à la question 492 : "Sont des péchés gravement contraires à la chasteté, chacun selon la nature de son objet : l'adultère, la masturbation, la fornication, la pornographie, la prostitution, le viol, les actes homosexuels. Ces péchés sont l'expression du vice de la luxure." Quand on voit que la masturbation se trouve condamnée au même titre que le viol, on est content de vivre dans un pays laïc. Par contre, on ne retrouve pas dans la liste les actes sexuels hétéro avec contraception.
Pour alimenter son argumentaire, l’Eglise détourne aussi au passage quelques concepts philosophiques qu’elle rempli de la doctrine qu’elle veut nous faire avaler. « Loi morale naturelle » et « droite raison », qui sont précisément sans contenu religieux, se voient ici chargées de réprobation de l’homosexualité que seuls les homophobes leurs attribuent. Dans le même ordre de confusion des idées, la communication ne fait pas non plus grand cas de la laïcité ou de la séparation entre pouvoirs séculaires et religieux.
Les quelques lignes appelant au respect de la personne homosexuelle dans toute son immoralité paraissent bien fades comparées à l’énergie mise à condamner les comportements homosexuels. Dans plusieurs pays, des personnages éminents de l’institution n’hésitent pas à parler dans les médias de puissant lobby gay bien infiltré visant à détruire les structures de la société. Les considérations contre le mariage n’hésitent pas à encourager les ouailles à résister au progrès des droits des homos avec prudence et discrétion et en évitant tout risque de scandale. Puissant lobby bien infiltré, il disait ?
S’il vous reste une ombre de culpabilité cachée, il faut lire les communications elles-mêmes. Ca navigue entre le consternant et le grotesque. Dans la note suivante, se trouve la communication sur le mariage et quelques commentaires qu’elle m’a inspirés. C’est long mais instructif et parfois rigolo tellement c’est gros.
C’est décidé, je vais demander l’annulation de mon baptême. Jusqu’à présent, je ne me souciais guère de faire partie de statistiques et de permettre à l’Eglise de récolter quelques subsides. Dans le pire des cas, ces subsides leur permettaient d’entretenir un patrimoine immobilier que je visite parfois avec plaisir. Mais cet exercice a achevé de me convaincre pour longtemps de l’homophobie viscérale de l’institution. Je ne veux plus apporter mon soutien à des activités qui attaquent ma dignité.
(1) CONSIDÉRATIONS À PROPOS DES PROJETS DE RECONNAISSANCE JURIDIQUE DES UNIONS ENTRE PERSONNES HOMOSEXUELLES (2003), deuxième ligne !
PS : je ne suis ni théologienne ni philosophe de formation. Mon interprétation ne pourrait donc être le résultat que de mon inculture. Si vous en savez plus que moi sur le sujet, vous me verriez ravie de pouvoir bénéficier de vos lumières.08:05 Publié dans Poil à gratter | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles
1. A maintes reprises, le Pape Jean-Paul II et les Dicastères compétents du Saint-Siège (1) ont abordé récemment des problèmes qui concernent l'homosexualité. Il s'agit d'un phénomène moral et social inquiétant, même dans les pays où il n'assume pas un relief du point de vue du système juridique. Il l'est encore plus dans les pays qui ont déjà accordé une reconnaissance légale aux unions homosexuelles ou qui entendent le faire, en y incluant même dans certains cas, la capacité d'adopter des enfants. Les présentes considérations ne contiennent rien de nouveau du point de vue doctrinal. Elles entendent rappeler les éléments essentiels sur ce problème et fournir des argumentations de caractère rationnel, qui seront utiles aux Évêques pour la rédaction d'interventions plus spécifiques, selon les situations particulières des différentes régions du monde. Ces interventions seront destinées à protéger et à promouvoir la dignité du mariage, fondement de la famille, ainsi que la solidité de la société dont cette institution est une partie constitutive. Leur but est aussi d'éclairer l'action des hommes politiques catholiques pour lesquels elles indiqueront les lignes de conduite conformes à la conscience chrétienne quand ils seront confrontés à des projets de loi concernant ce problème.(2) Comme il s'agit d'une matière qui concerne la loi morale naturelle, ces argumentations ne sont pas proposées seulement aux croyants, mais aussi à tous ceux qui sont engagés dans la promotion et dans la défense du bien commun de la société.
· Ligne 2 : « problèmes qui concernent l’homosexualité ». On moins on est mis au parfum tout de suite, il ne s’agit pas d’un débat ouvert puisqu’on commence par affirmer qu’il y a problème, pas sujet à s’interroger ou à débattre. Ligne 3 : « phénomène moral et social inquiétant ». Qui ça, moi ? et dire que je ne m’étais pas rendue compte !
· « rien de nouveau du point de vue doctrinal » : c’est un peu l’idée que je me faisais de l’Eglise, répéter les mêmes trucs en boucle.
· Seule l’adhésion à une religion donne aux termes « loi morale naturelle » la signification de commandements divins. Dont l’Eglise se prétendrait la dépositaire ? En philosophie, ces termes désignent plutôt les règles de conduite fondées sur la nature même de l’homme et de la société. A ce propos, Kant nous dit : « Afin de savoir comment tu dois t’y prendre pour participer au bonheur et aussi pour ne pas t’en rendre indigne, c’est dans ta raison seulement que tu trouveras la règle ... ce qui signifie qu’il n’est pas nécessaire de l’apprendre par l’enseignement des autres; ta propre raison t’enseigne et t’ordonne exactement ce que tu as à faire ». On verra tout au long de ces considérations que le cardinal auteur de la note usurpe à plusieurs reprises l’expression « loi morale naturelle » pour désigner la doctrine qu’il développe. Partir de l’a priori que sa doctrine est la loi morale naturelle d’une société qui compte entre 5 et 10% d’homosexuels et une large proportion de partisans de l’égalité des droits des homos, c’est non seulement prendre ses désirs pour des réalités mais c’est aussi nier la liberté individuelle de chacun.
· Ces considérations démontrent aussi un mépris de la séparation entre les sphères civiles et religieuses. La préservation de la solidité de la société est du ressort de cette société en tant que société plurielle. Elle ne peut se construire suivant une doctrine religieuse à laquelle de moins en moins de personnes adhèrent.
I. NATURE
ET CARACTÉRISTIQUES ESSENTIELLES
DU MARIAGE
2. L'enseignement de l'Église sur le mariage et sur la complémentarité des sexes propose à nouveau une vérité évidente pour la droite raison et reconnue comme telle par toutes les grandes cultures du monde. Le mariage n'est pas une union quelconque entre personnes humaines. Il a été institué par le Créateur avec sa propre nature, doté de finalités et de propriétés essentielles.(3) Aucune idéologie ne peut effacer de l'esprit humain cette certitude: le mariage n'existe qu'entre deux personnes de sexe différent qui, par le moyen de la donation personnelle réciproque, propre et exclusive, tendent à la communion de leurs personnes. Ainsi, elles se perfectionnent mutuellement pour collaborer avec Dieu à la génération et à l'éducation de nouvelles vies.
· Peut-on dire que les cultures qui oppriment les femmes en les enfermant, en les mettant sous la domination de leur mari ou en autorisant les maris à avoir plusieurs femmes reconnaissent comme vérité évidente la complémentarité des sexes ? Complémentarité n’est pas égalité, j’en conviens mais quelle complémentarité peut-on trouver à quelqu’un qu’on oppresse ? Peut-il y avoir reconnaissance d’une complémentarité sans respect ?
· Après la « loi morale naturelle », la « droite raison » que poètes et philosophes utilisent pour désigner l’ordre fondamental du cosmos et de la nature. « Le droit naturel selon Grotius est formé de principes de la droite raison. Ces principes nous font connaître qu’une action est moralement honnête ou déshonnête, selon la convenance ou la disconvenance nécessaire qu’elle a avec la nature raisonnable et sociable de l’homme. Pour lui, le droit naturel comme la nature elle-même, est immuable. Ce droit est commun à toutes les époques historiques, à tous les pays, à toutes les contrées de la planète. Ce " droit naturel " régit la vie, la conduite des individus, mais aussi la politique des Etats. La source des normes du droit naturel ne saurait être identifiée à Dieu, parce que la volonté de Dieu n’est qu’une manifestation parmi d’autres de cette production normative qui émane avant tout de la nature de l’homme, de son caractère sociable. » Le concept de droite raison est donc clairement vide de contenu religieux. Les considérations ici développées ne seraient donc pas d’inspiration divine ? Pourtant on verra qu’il est fait appel à des textes religieux pour justifier l’attitude défendue. L’Eglise tente ici de nous faire croire que son homophobie est partagée par tous dans le texte même qu’elle publie pour rappeler à ses ouailles qu’elles feraient mieux de continuer à agir pour combattre l’émergence des droits des homos. Si l’homophobie fait partie de la bonne raison, quel besoin y a-t-il de publier ce texte ? La droite raison est universelle, preuve même de sa force. Elle n’a pas besoin d’être défendue. Mais toutes les sociétés ont-elles été homophobes ? Peut-on vraiment dire que l’homophobie appartient à la droite raison ? L’expression « droite raison » n’est-elle pas usurpée dans ce contexte ?
· Tout au long de ce texte, ça vaut la peine d’aller voir les références. L’Eglise se réfère souvent à des textes qu’elle a elle-même publiés quelques années auparavant. Elle démontre par là même son incapacité à se remettre en cause et son manque d’arguments fondés. Rien de neuf, on nous avait prévenu dès le premier paragraphe mais un effet de répétition plus proche de la propagande soviétique que d’un discours ouvert et argumenté.
· « Idéologie » : en quoi le vécu de centaines de milliers de personnes relève-t-il plus de l’idéologie que les élucubrations de quelques curés qui n’ont jamais vécu en couple ni eu de vie affective?
3. La vérité naturelle sur le mariage a été confirmée par la Révélation dans les récits bibliques de la création, expression même de la sagesse humaine originaire où se fait entendre la voix de la nature elle-même. Le livre de la Genèse parle de trois données fondamentales du dessein créateur sur le mariage.
· « vérité naturelle » : si les homos ne sont pas un produit de la nature, les a-t-on créé en laboratoire ?
· La Genèse, c’est ce texte qui raconte la création du monde en 7 jours, Eve qui donne la pomme à Adam et entraîne le monde entier dans la souffrance, l’arche de Noé… Qu’on l’interprète comme une allégorie au Dieu créateur, pourquoi pas ? Mais pas comme un texte de loi.
En premier lieu, l'homme, image de Dieu, a été créé « homme et femme » (Gn 1, 27). L'homme et la femme sont égaux en tant que personnes et complémentaires en tant que « masculin et féminin ». D'une part, la sexualité fait partie de la sphère biologique; de l'autre, elle se trouve élevée, dans la créature humaine, à un autre niveau, le niveau personnel, où s'unissent corps et esprit.
· Les animaux ont aussi été créés mâles et femelles. En quoi la simple existence d’une dichotomie feminin-masculin permet-elle d’affirmer que la sexualité humaine est d’une nature différente de celle des animaux ?
· En quoi la sexualité homo permet-elle moins l’union du corps et de l’esprit que la sexualité hétéro ? Et peut-être que c’est justement parce que la sexualité humaine unit le corps et l’esprit qu’elle est possible entre deux personnes de même sexe sans que ça le soit dans le règne animal.
· Pourquoi la création homme et femme ne serait-elle pas une image au même titre que l’arche de Noé qui se trouve aussi dans la genèse, la création du monde en 7 jours… La genèse est manifestement un livre très imagé qu’on ne peut prendre au pied de la lettre, alors faire reposer tout un argument sur deux mots…
Ensuite, le mariage est institué par le Créateur comme un état de vie dans lequel s'effectue la communion de personnes qui engage l'exercice des facultés sexuelles. « Aussi l'homme laisse-t-il son père et sa mère pour s'attacher à sa femme et ils deviennent une seule chair » (Gn 2, 24).
· Pourquoi prôner le célibat des prêtres si on s’en tient à ce seul texte ? Si ce texte peut servir de source unique pour justifier le rejet de l’union des homosexuels, on doit en conclure que l’union hétéro est prescrite pour tous, curetons ou pas curetons.
Enfin, Dieu a voulu conférer à l'union de l'homme et de la femme une participation spéciale à son œuvre créatrice. C'est pourquoi, il les a bénis en ces termes: « Soyez féconds et multipliez vous » (Gn 1, 28).
· On approche du cœur du sujet !!! La reproduction est la finalité première du mariage, plus qu’une vie de couple épanouie. Alors, pourquoi l’Eglise ne refuse-t-elle pas le mariage aux couples qui ne veulent pas d’enfant ?
· Mis à part les obstacles que l’Eglise tient à maintenir, où est-il dit qu’il est exclu pour deux personnes de même sexe d’élever des enfants ? Rien n’est exclu. Et si Dieu lui-même avait inclus l’homosexualité dans son dessein pour donner des parents aux enfants qui n’ont plus le bonheur d’avoir une famille ?
Dans le dessein du Créateur, la complémentarité des sexes et la fécondité appartiennent donc à la nature même de l'institution du mariage.
· Comment imaginer qu’un texte allégorique aille dans le détail de ce qui est permis ou non ? Que quand ce texte parle d’homme et femme, il exclue par ces seuls mots toute autre combinaison ? Toute interprétation en termes d’interdictions ou de jugement de valeur, la justification de l’interdit de l’union entre deux personnes de même sexe sur base de ce seul texte n’éclaire que sur l’homophobie de celui qui interprète.
En outre, l'union matrimoniale entre l'homme et la femme a été élevée par le Christ à la dignité de sacrement. L'Église enseigne que le mariage chrétien est signe efficace de l'alliance du Christ et de l'Église (cf. Ep 5, 32). Ce sens chrétien du mariage, loin de diminuer la valeur profondément humaine de l'union matrimoniale entre l'homme et la femme, la confirme et la renforce (cf. Mt 19, 3-12; Mc 10, 6-9).
· A noter que Jésus parle du mariage entre homme et femme mais que les différentes communications de l’Eglise sur l’homosexualité ne lui attribuent aucune déclaration sur le sujet, ni pour ni contre. On ne peut qu’en déduire qu’il n’y en a pas car, vu la rareté et la pauvreté des sources pour combattre l’homosexualité, toute autre source n’aurait pas manqué d’être citée.
· Ep est à nouveau un texte assez allégorique duquel on ne saurait déduire d’interdiction d’autres formes de couples. A noter qu’on y trouve des passages très explicites : « le mari est chef de sa femme », « les femmes doivent donc, et de la même manière, se soumettre en tout à leur maris », « Ne vous enivrez pas de vin » et « ni le fornicateur, ni le débauché, ni le cupide - qui est un idolâtre - n'ont droit à l'héritage dans le Royaume du Christ et de Dieu. ». Eglise et cupide, ça ne rime pas c’est bien la preuve qu’elle ne peut pas l’être.
· Les textes de Mathieu et Marc reprennent l’allégorie d’Ep sur ce qu’est le mariage et affirment l’impossibilité de divorcer. Pourquoi l’Eglise ne met-elle pas la même énergie à contrer les lois contre le divorce que le mariage des homos ? En nombre d’infractions, il me semble que le divorce dépasserait pourtant largement le mariage homo. Les lois sur le divorce sont pourtant passées dans nombre de pays, il y aurait de l’espoir de voir le mariage homo se répandre comme le divorce ?
· Si le Christ est ce que l’Eglise prétend qu’il est, l’Eglise qu’il nous est donné de voir ici est indigne d’une alliance avec lui. N’a-t-il pas clairement condamné les pharisiens ?
· Les gens d’autres religions peuvent se marier civilement même s’ils ne voient pas leur union comme un « signe efficace de l’alliance du Christ et de l’Eglise ». L’Eglise a-t-elle jamais cherché à empêcher le mariage civil de deux bouddhistes sur base de cet argument ? Les homos n’ont jamais revendiqué que leur union civile revête un quelconque caractère religieux. Les hétéros qui veulent donner cette signification à leur mariage passent devant un curé pour le faire. Alors que cet argument serve à refuser le mariage religieux, c’est un choix qui appartient à l’Eglise mais justifier le refus du mariage civil sur base de la signification religieuse du mariage, c’est une preuve de plus de la mauvaise foi qui imprègne toute cette communication.
4. Il n'y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille. Le mariage est saint, alors que les relations homosexuelles contrastent avec la loi morale naturelle. Les actes homosexuels, en effet, « ferment l'acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d'une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d'approbation en aucun cas ».(4)
· « les relations homosexuelles contrastent avec la loi morale naturelle ». Sur la loi morale naturelle, voir au point III 6.
· C’est le genre que je préfère : je me cite moi-même, c’est dire si j’ai raison.
Dans l'Écriture Sainte, les relations homosexuelles « sont condamnées comme des dépravations graves... (cf. Rm 1, 24-27; 1 Cor 6, 10; 1 Tm 1, 10). Ce jugement de l'Écriture ne permet pas de conclure que tous ceux qui souffrent de cette anomalie en sont personnellement responsables, mais il confirme que les actes d'homosexualité sont intrinsèquement désordonnés ».(5) Le même jugement moral se retrouve chez beaucoup d'écrivains ecclésiastiques des premiers siècles (6) et a unanimement été accepté par la Tradition catholique.
· Toutes ces références sont de Saint Paul. Outre le fait que les traductions et les interprétations des passages relatifs à l’homosexualité sont orientées, Paul n’a jamais rencontré Jésus. Il n’était rien d’autre qu’un des premiers « théologiens », un des premiers de la lignée qui allait mener à Benoît XVI. En quelle qualité se permettent-ils d’ajouter des interdictions à l’enseignement de Jésus ?
· Paul qui n’a pas hésité à commander aux femmes d’être soumises à leur mari. A son propos, Voltaire placera les mots suivants dans la bouche d’un abbé « Il était un peu dur et il aimait fort à être le maître : il traita du haut en bas saint Pierre, qui était un assez bon homme. D'ailleurs, il ne faut pas prendre au pied de la lettre tout ce qu'il dit. On lui reproche d'avoir eu beaucoup de penchant pour le jansénisme. »
· Pareil pour les « écrivains ecclésiastiques des premiers siècles » et la « Tradition catholique », avec ou sans majuscule.
Néanmoins, selon l'enseignement de l'Église, les hommes et les femmes ayant des tendances homosexuelles « doivent être accueillis avec respect, compassion, délicatesse. À leur égard, on évitera toute marque de discrimination injuste ».(7) Ces personnes sont en outre appelées comme les autres chrétiens à vivre la chasteté.(8) Mais l'inclination homosexuelle est « objectivement désordonnée » (9) et les pratiques homosexuelles sont des « péchés gravement contraires à la chasteté ».(10)
· J’adore : puisque je l’ai déjà dit ailleurs, que c’est « objectivement désordonné » et que c’est un « péché », c’est bien que j’ai raison puisque je ne cesse de le répéter.
· Reste que si les actes sexuels sans finalité de reproduction sont contraires à la chasteté, les relations homos le sont clairement. Tout comme les relations hétéro avec contraception. Ce qui me choque le plus c’est que c’est le seul motif objectif dans ce ramassis de non-sens. La plupart des hétéros ne respectent pas non plus ce précepte de chasteté et devraient donc logiquement aussi rejeter la condamnation de l’homosexualité par l’Eglise. Or peu de personnes réalisent que finalement, la condamnation religieuse de l’homosexualité ne repose finalement que sur l’interdiction de relations sans finalité de reproduction et revêt donc la même respectabilité que la condamnation de la contraception.
II. ATTITUDES VIS-À-VIS
DU PROBLÈME DES UNIONS HOMOSEXUELLES
5. Vis-à-vis du phénomène des unions homosexuelles qui existent de fait, les autorités civiles prennent des attitudes diverses: parfois elles se limitent à tolérer ce phénomène; parfois elles promeuvent la reconnaissance juridique de telles unions, sous prétexte d'éviter, par rapport à certains droits, la discrimination de celui qui vit avec une personne du même sexe; parfois elles vont jusqu'à favoriser l'équivalence juridique des unions homosexuelles avec le mariage, sans exclure la reconnaissance de la capacité juridique à adopter des enfants.
Là où l'État assume une politique de tolérance de fait, n'impliquant pas l'existence d'une loi qui accorde explicitement une reconnaissance légale à ces formes de vie, différents aspects du problème méritent d'être soigneusement discernés. La conscience morale exige d'être, en chaque occasion, témoin de la vérité morale intégrale à laquelle sont contraires aussi bien l'approbation des relations homosexuelles que la discrimination injuste vis-à-vis des personnes homosexuelles. Seront donc utiles des interventions discrètes et prudentes, dont le contenu pourrait, par exemple, être le suivant: clarifier l'usage instrumental ou idéologique que l'on peut faire de cette tolérance; affirmer clairement le caractère immoral de ce type d'union; rappeler à l'État la nécessité de contenir le phénomène dans des limites qui ne mettent pas en danger le tissu de la moralité publique et surtout de ne pas exposer les jeunes générations à une conception erronée de la sexualité et du mariage qui les priverait des défenses nécessaires et qui contribuerait, en outre, à la diffusion du phénomène lui-même. À ceux qui, sur la base de cette tolérance, veulent procéder à la légitimation de droits spécifiques pour les personnes homosexuelles qui cohabitent, il faut rappeler que la tolérance du mal est bien autre chose que son approbation ou sa légalisation.
· Et voilà, le mot est laché : le « mal ». On a mis quelques paragraphes à y arriver mais on a fini par ne plus pouvoir se retenir. Sur base de sa seule homophobie, l’église déclare noir sur blanc que l’homosexualité est un mal.
· On note donc bien que l’Eglise recommande à ses ouailles de pourrir discrètement et prudemment la vie des homos.
· La tolérance c’est pas bien mais la discrimination injuste non plus. Vous voyez quoi, vous entre les deux ?
· La déclaration du père Livio Melina, président de l'Institut Jean Paul II (ben oui, vous savez, celui qu’ils veulent sanctifier ?), constituent-elles un exemple d’intervention discrète et prudente telle que les préconise le cardinal Ratzinger ou va-t-elle au-delà ? « Le mouvement gay est un lobby culturel puissant très implanté dans les milieux intellectuels et dirigeants. Il a pour objectif de détruire une certaine conception de la famille ». La thèse de la grande manipulation par un groupe, ça a comme une odeur de déjà vu, non ? La grande machination juive est la cause de tous nos maux, qu’on les gaze et tout ira mieux… A noter que les homos faisaient aussi déjà partie du premier lot. L’argument de la machination est d’ailleurs repris par l’empire médiatique catholique polonais.
Lorsqu'on est confronté à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, ou au fait d'assimiler juridiquement les unions homosexuelles au mariage, leur donnant accès aux droits qui sont propres à ce dernier, on doit s'y opposer de manière claire et incisive. Il faut s'abstenir de toute forme de coopération formelle à la promulgation ou à l'application de lois si gravement injustes, et autant que possible ne pas coopérer matériellement à leur application. En la matière, chacun peut revendiquer le droit à l'objection de conscience.
III. ARGUMENTATIONS RATIONNELLES
CONTRE LA RECONNAISSANCE JURIDIQUE
DES UNIONS HOMOSEXUELLES
6. La compréhension des motifs qui fondent la nécessité de s'opposer ainsi aux instances visant la légalisation des unions homosexuelles requiert des considérations éthiques spécifiques de divers ordres.
Selon l'ordre relatif à la droite raison
La finalité de la loi civile est certainement limitée par rapport à celle de la loi morale; (11) toutefois, la loi civile ne peut entrer en contradiction avec la droite raison sans perdre la force d'obliger la conscience.(12) Toute loi humaine a donc force de loi en tant que conforme à la loi morale naturelle, reconnue par la droite raison, et en tant qu'elle respecte, en particulier, les droits inaliénables de chaque personne.(13) Les législations favorables aux unions homosexuelles sont contraires à la droite raison car elles confèrent des garanties juridiques, analogues à celles de l'institution matrimoniale, à l'union entre deux personnes du même sexe. Étant donné les valeurs en jeu, l'État ne peut légaliser ces unions sans manquer au devoir de promouvoir et de protéger le mariage, institution essentielle au bien commun.
· JE dis que c’est mal. Ca ne peut donc être légal.
· Loi morale naturelle et droite raison, voir plus haut. On peut dire qu’on n’hésite pas à détourner les concepts pour donner un air d’universalité à ses propres idées.
On peut demander comment peut être contraire au bien commun une loi qui n'impose aucun comportement particulier, mais qui s'en tient à rendre légale une réalité de fait qui apparemment ne semble comporter aucune injustice envers personne. À ce propos, il convient de réfléchir d'abord à la différence qui existe entre le comportement homosexuel comme fait privé, et le même comportement comme relation sociale prévue et approuvée par la loi, au point de devenir une des institutions du système juridique. Non seulement le second phénomène est plus grave, mais il revêt une portée beaucoup plus vaste et plus profonde, et il finirait par entraîner un changement de l'organisation sociale tout entière, qui deviendrait contraire au bien commun. Les lois civiles sont des principes structurants de la vie de l'homme au sein de la société, pour le bien ou pour le mal. Elles « jouent un rôle de grande importance et parfois déterminant dans la formation des mentalités et des habitudes ».(14) Les formes de vie et les modèles qui y sont représentés, non seulement façonnent extérieurement la vie sociale, mais tendent à modifier la compréhension et l'évaluation des comportements dans les nouvelles générations. La légalisation des unions homosexuelles aurait donc comme résultat l'obscurcissement de la perception de certaines valeurs morales fondamentales et la dévaluation de l'institution matrimoniale.
· Pour ce qui est du respect de la séparation entre l’Etat et le religieux, on repassera…
· A noter à nouveau que parler d' « obscurcissement de la perception de certaines valeurs morales fondamentales », c’est à nouveau affirmer que les relations homosexuelles sont fondamentalement immorales sans avoir pu le démontrer de manière concluante quand on a essayé de le faire. On a un effet de répétition hallucinant qui finirait par nous convaincre. C’est vraiment de l’endoctrinement bête et méchant, sur le même mode que n’importe quelle secte ou propagande de régime autoritaire.
Selon l'ordre biologique et anthropologique
7. Dans les unions homosexuelles, sont complètement absents les éléments biologiques et anthropologiques du mariage et de la famille qui pourraient fonder raisonnablement leur reconnaissance juridique. Ces unions ne sont pas en mesure d'assurer, de manière adéquate, la procréation et la survivance de l'espèce humaine. L'éventuel recours aux moyens mis à leur disposition par les découvertes récentes dans le champ de la fécondation artificielle impliquerait de graves manquements au respect de la dignité humaine (15) et ne changerait rien à cette inadéquation.
· Evidemment, si on les empêche d’avoir des enfants et qu’on leur reproche en même temps de ne pas en avoir… Les couples hétéro qui adoptent des enfants ou font appel à du sperme d’origine extérieure au couple se, multiplient de la même manière que les couples homos. L’Eglise condamne-t-elle le recours aux « découvertes récentes dans le champ de la fécondation artificielle » ou à l’adoption par les couples hétéros ? Si ce n’est pas le cas, pourquoi est ce plus inadéquat pour un couple homo que pour un couple hétéro ?
Dans les unions homosexuelles, est absente aussi la dimension conjugale, par laquelle les relations sexuelles prennent une forme humaine et ordonnée. En effet, ces relations sont humaines lorsque et en tant qu'elles expriment et promeuvent l'aide mutuelle des sexes dans le mariage et restent ouvertes à la transmission de la vie.
· … faut relire, c’est tellement gros que j’en ai les doigts coupés. Bien sûr que des homos sont plus proche de l’animal que de l’être humain. Ils sont fondamentalement immoraux alors s’aider mutuellement…
Comme le montre l'expérience, l'absence de la bipolarité sexuelle crée des obstacles à la croissance normale des enfants, éventuellement insérés au sein de ces unions, auxquels manque l'expérience de la maternité ou de la paternité. Insérer des enfants dans les unions homosexuelles au moyen de l'adoption signifie en fait leur faire violence, en ce sens qu'on profite de leur état de faiblesse pour les placer dans des milieux qui ne favorisent pas leur plein développement humain. Certes, une telle pratique serait gravement immorale et serait en contradiction ouverte avec le principe, reconnu également par la Convention internationale de l'ONU sur les droits de l'enfant, selon lequel l'intérêt supérieur, à défendre dans tous les cas, est celui de l'enfant, la partie la plus faible et sans défense.
· « Comme le montre l’expérience » : à cours d’argument, le mensonge. Surtout qu’ils en ont, eux, de l’expérience des enfants et de la famille. Au vu des résultats en général plutôt positif et au pire partagés des études sur le sujet, on frôle l’obscurantisme.
· Qui sont-ils pour défendre les intérêts des enfants après avoir étouffé des scandales pédophiles pendant des années ? Il y a peut-être des enfants qui auraient préféré grandir dans une famille homoparentale que de tomber dans les mains de certains curés. Je sais, c’est petit mais c’est eux qui ont commencé.
Selon l'ordre social
8. La société doit sa survivance à la famille fondée sur le mariage. La conséquence inévitable de la reconnaissance juridique des unions homosexuelles est la redéfinition du mariage tel qu'il est reconnu légalement dans son essence. Celui-ci devient une institution qui perd sa référence légale essentielle par rapport aux facteurs liés à l'hétérosexualité, comme par exemple le devoir de procréation et d'éducation. Si, du point de vue juridique, le mariage entre deux personnes de sexe différent était considéré seulement comme une des formes de mariage possible, l'idée de mariage subirait un changement radical, et ce, au détriment grave du bien commun. En mettant sur un plan analogue l'union homosexuelle, le mariage ou la famille, l'État agit arbitrairement et entre en contradiction avec ses propres devoirs.
· C’est un point de vue mais quel manque d’imagination ! Quand on voit leur position sur le sujet de la femme, c’est le même problème. Avec des modes de raisonnement aussi étriqués, ils ne doivent pas rigoler tous les jours dans les couloirs du Vatican.
On ne peut invoquer non plus en faveur de la légalisation des unions homosexuelles le principe du respect de la non-discrimination de toute personne. En effet, la distinction entre personnes, la négation d'une reconnaissance ou d'une prestation sociale sont inacceptables seulement si elles sont contraires à la justice. Ne pas attribuer le statut social et juridique de mariage aux formes de vie qui ne sont pas et ne peuvent être matrimoniales ne s'oppose pas à la justice.(16) C'est elle -la justice- au contraire, qui l'exige.
· Juste pour illustrer comment ce genre d’argument est structuré : « On ne peut invoquer non plus en faveur de la légalisation de la religion catholique le principe du respect de la non-discrimination de toute personne. En effet, la distinction entre personnes, la négation d'une reconnaissance ou d'une prestation sociale sont inacceptables seulement si elles sont contraires à la justice. Ne pas attribuer l’égalité sociale et juridique à des personnes qui adhèrent à une doctrine qui discrimine les homosexuels et vise à restreindre leurs droits ne s'oppose pas à la justice. C'est elle -la justice- au contraire, qui l'exige. » Tout est question de valeurs et de préjugés qu’on choisit d’adopter.
Le principe de la juste autonomie personnelle ne peut non plus être invoqué raisonnablement. Une chose est que chaque citoyen puisse réaliser librement les activités pour lesquelles il éprouve de l'intérêt, quand en général de telles activités font partie des droits et des libertés civils communs; autre chose, et bien différente, est que des activités, sans apport significatif ni positif pour le développement de la personne et de la société, puissent recevoir de l'État une reconnaissance juridique spécifique et qualifiée. Même en un sens analogique lointain, les unions homosexuelles ne remplissent pas les tâches pour lesquelles le mariage et la famille méritent une reconnaissance spécifique et qualifiée. Par contre, il y a de bonnes raisons pour affirmer que de telles unions sont nuisibles pour le juste développement de la société humaine, et qu'elles lui nuiraient dans la mesure où augmenterait leur incidence effective sur le tissu social.
· L’homosexualité, c’est comme la peste, c’est contagieux et quand ça commence, on ne sait pas où ça va s’arrêter.
Selon l'ordre juridique
9. Le droit civil confère aux couples mariés une reconnaissance institutionnelle parce qu'ils remplissent le rôle de garantir la suite des générations et sont donc d'un intérêt public majeur. Par contre, les unions homosexuelles n'exigent pas une attention spéciale de la part du système juridique car elles ne jouent pas ce rôle en faveur du bien commun.
· Quid des couples hétéros qui choisissent de ne pas avoir d’enfants ? Et des couples non mariés qui ont des enfants ? Ne devrait-on pas interdire le mariage aux couples qui ont manifestement dépassé l’âge de procréer ? Ou pour être certain, ne marier les couples qu’une fois qu’ils ont au moins un enfant. Sinon, on risque de gaspiller du mariage. Si on accepte tout ce gaspillage, est ce qu’y ajouter le mariage homo fera vraiment une différence ?
L'argumentation selon laquelle la reconnaissance juridique des unions homosexuelles serait nécessaire pour éviter que des homosexuels vivant sous le même toit ne perdent, par le simple fait de leur vie ensemble, la reconnaissance effective des droits communs qu'ils ont en tant que personnes et en tant que citoyens, n'est pas vraie. En réalité, ils peuvent toujours recourir – comme tous les citoyens et sur la base de leur autonomie privée – au droit commun pour régler les questions juridiques d'intérêt réciproque. Ce serait par contre une injustice grave que de sacrifier le bien commun et le droit de la famille, pour obtenir des biens qui pourraient et devraient être protégés par des moyens non nocifs pour l'ensemble du corps social.(17)
· Ne pas oublier de lire le commentaire 17 !!! Pourquoi y aurait-il plus d’abus dans les mariages homosexuels que dans les mariages hétéro ? Mémoire courte, j’oublie toujours leur profonde immoralité…
IV. COMPORTEMENTS
DES HOMMES POLITIQUES CATHOLIQUES
VIS-À-VIS DE LÉGISLATIONS FAVORABLES
AUX UNIONS HOMOSEXUELLES
10. Si tous les fidèles sont tenus à s'opposer à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, cette responsabilité incombe en particulier aux hommes politiques catholiques en raison de leur charge propre. Face à des projets de loi favorables aux unions homosexuelles, les indications éthiques suivantes sont à prendre en considération:
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