28.03.2006

Quand la réalité dépasse les plus gros délires (1)

Je ne trouve pas très intéressant de faire du copié-collé sur un blog mais de temps en temps, certaines histoires vraies méritent de se retrouver telles quelles dans une rubrique intitulée « délires chroniques ». Si vous ne le croyez pas, c’est en page 11 de Libé aujourd’hui, disponible gratuitement sur leur site en pdf pour cause de grève.


LE RABBIN ET LA POUPEE AMPUTEE
Coup dur pour les enfants des familles juives orthodoxes israéliennes : l’ancien grand rabbin séfarade d’Israël a promulgué un édit obligeant les parents à amputer leurs poupées d’un bras ou d’une jambe. S’appuyant sur l’interdiction stipulée dans la Bible de créer ou de posséder une idole, le rabbin Mordehaï Eliyahou a déclaré sur une radio religieuse qu’il fallait ôter l’un des membres de poupées, seul moyen d’enlever à ces jouets leur « caractère idolâtre ». De même, selon lui, si l’enfant possède un ours ou un chien en peluche, il faut qu’il lui ôte une oreille ou un œil. Les édits religieux des rabbins n’ont aucune valeur juridique en Israël et n’ont force de loi que pour leurs fidèles.

Non ce n’est pas un poisson d’avril, il faut encore attendre pour être payé.


1.       Dans un pays en guerre, demander aux enfants de mutiler leur poupée, ça ressemble à un entraînement très précoce à la cruauté gratuite. Si on a dû couper la jambe de sa poupée à quatre ans, ce sera peut-être plus facile de faire sauter le caisson à un palestinien quand on en aura 20 ?
2.       Si les gosses apprennent à chouchouter une poupée mutilée, ils seront peut-être moins choqués quand leur petit(e) ami(e) reviendra blessé(e) du front. Très utile cet endurcissement pour maintenir le moral de la population et l’effort de guerre.
3.       (Pour Mauve) Au moins, on ne peut pas le taxer de sexisme. S’il s’était arrêté aux poupées, ça aurait été autre chose mais puisque les ours et autres animaux doivent aussi y passer…
4.       Mon sens des affaires me dit qu’il y a là un marché à prendre avec des poupées-troncs, unijambistes ou manchotes. L’idéal serait de trouver un fabricant qui liquide un stock qui a eu un raté en cours de production et de les revendre à prix d’or là-bas. Je me demande si Mattel va plutôt lancer une Barbie manchote ou unijambiste.
5.       Qu’est ce qu’on est censé faire avec tous ces jouets hybrides qui ont bras et jambes mais rien d’autre d’humain genre robots en tout genre? Et si c’est celui qui peut aussi se transformer en voiture, ça compte aussi ? Attention, la réponse peut avoir une connotation sexiste.
6.       Et pour les familles à revenus modestes qui donnent le dernier petit frère ou la petite sœur comme poupée à l’aîné ?
7.       J’arrête. Quand on atteint de tels sommets, le manque d’oxygène commence à nous empêcher de rire.

PS: il y a un (1) après le titre parce que je soupçonne qu'il y en aura d'autres.

Si ça, c'est pas de la discrimination!

Des chercheurs américains viennent d’annoncer qu’ils ont fait naître par clonage des porcs dont les viandes contiennent de l’Oméga 3, ce fameux truc qu’on nous dit qu’il faut avaler pour tout un tas de bonnes raisons même si ça se trouve dans des bestioles qui sont par ailleurs bourrées de mercure.

Alors, pour enrichir à l’Oméga 3, là on choisit les porcs que les musulmans ne consomment pas. Les juifs pas beaucoup non plus, d’ailleurs. Pour une fois qu’ils sont d’accord, on va leur laisser. Après ça, il ne faudra pas s’étonner que quelques uns aient des idées de bombe en nous regardant manger notre porc enrichi à l’Oméga.

Par contre, pour faire une Dolly dégénérée, on choisit les moutons qui sont abondamment consommés par les musulmans. Si vous n’y voyez pas en filigrane une attaque directe contre l’islam, je me demande bien ce qu’il vous faut pour enfin ouvrir les yeux !

Ceci dit, en se mettant à la place du pauvre scientifique qui doit choisir son cobaye, ça n’a rien d’un jeu d’enfant. Le poulet est atteint de grippe aviaire surtout dans les pays les moins développés, les hindous ne touchent pas au bœuf, les musulmans et les juifs ne touchent pas au porc, nous ne touchons pas aux chiens, les poissons en contiennent déjà… Allez, c’est bon pour une fois mais que ça ne tombe pas toujours sur les mêmes.

Leznotte's friends go to Church

Jeudi passé, attablée au pub avec deux amis d’étude que je n’ai plus vus depuis leur mariage pour cause d’éloignement géographique. Retrouvailles enthousiastes. On  refait d’abord le classement de nos meilleures bitures puisqu’on les a prises ensemble. « Tu t’es vu quand t’as bu ? » Ils font partie de ces amis qu’on a l’impression de ne jamais avoir quitté même si on ne s’est plus vus depuis des mois ou des années. Puis on évoque nos vies actuelles et j’apprends qu’ils vont tous les deux à la messe !


On s’est rencontrés dans une université qui défend hardiment la libre pensée contre toute abnégation face à une quelconque doctrine, surtout religieuse. Régulièrement, E, Nietzschéen de son état, se moquait gentiment de mon éducation catho. M n’était jamais très loin derrière même s’il se désaltérait avant d’attaquer alors que E ne pouvait attendre.


Alors, quand M glisse dans la conversation que ses enfants ont commencé à jouer à castagne à la messe, je ne réalise pas. Il a dû y aller pour un mariage ou un enterrement. Ca arrive à tout le monde.
Mais le sujet revient dans la conversation : « Tu verras quand ton fils aura 18 mois et qu’il commencera à jouer au terroriste pendant la messe ». Ils y vont chaque dimanche !!! Parce que les meilleures écoles en Angleterre sont les écoles religieuses et qu’il faut un bon bulletin délivré par le curé pour pouvoir y inscrire ses enfants. Là, c’est moi qui m’étouffe en avalant mon pinard de travers (je bois pas de bière, même au pub).


Et ce n’est pas tout ! E est persuadé que face à l’invasion d’autres religions le salut de notre civilisation passera par la religion. Il insiste pour que je lise le bouquin qui l’a convaincu, ce que je vais faire. Je veux comprendre. Si je comprends bien, ça ne veut pas encore dire qu’il y croit pour de vrai. C’est plutôt du même ordre que moi qui deviendrait hétéro pour sauver l’espèce s’il ne devait rester que moi comme survivante après l’explosion de la première bombe atomique iranienne. Un sentiment de nécessité plutôt qu’un libre choix. Quoique je me poserais quand même la question de savoir si le sauvetage d’une espèce aussi tordue vaut que je me sacrifie.


On devise tranquillement avec Tok’ comme s’il s’agissait encore d’un battement d’aile de papillon en Mer de Chine : l’apathie de la société qui ingurgite sans se poser de question tout ce qu’on lui sert comme prêt-à-penser, la difficulté de trouver l’énergie pour résister quand on a déjà dû batailler contre les contingences de la vie toute la journée… Mais ces deux là ont des vies hyper privilégiées. S’il en est qui surfent allègrement sur la vague alors que la majorité est sur le point de se noyer, ce sont eux. Et ce sont vraiment des amis avec lesquels on a partagé plein de choses, que je connais(sais) bien, qui ont toute l’éducation dont on peut rêver et que j’aime beaucoup. Si eux se sont laissés convertir, le raz-de-marée est déjà passé. Il n’est plus temps de poser des digues, on en est au temps des secours d’urgence. En espérant qu’il reste quelque chose à secourir. Ils attendent impatiemment que je pacse pour faire une belle fête. Ca respire encore.


Leznotte’s friends go to Church. Leznotte écrase une petite larme et se laisse gagner par l’angoisse. Je vais travailler à cette note que j’ai en tête depuis des semaines sur le discours homophobe de l’Eglise. Ca ne changera rien mais ça me donnera l’impression d’agir. Chacun son combat : Mauve le féminisme, moi la libre pensée contre l’hypocrisie des religions. Et autant le dire tout de suite, ce n’est pas une dent que j’ai contre les cathos et consort, c’est tout un dentier.
A moins que le bouquin d’E ne me convainque de prendre moi aussi le chemin de l’Eglise ou de la Mosquée. Si ça doit arriver, je jure de faire amende honorable et circonstanciée.

23.03.2006

Du bonheur d'être L..., 30 bonnes raisons de le rester

1.       Sorties : les boîtes et bars de fille où on peut sortir sans cerbère pour veiller sur nous et sans se faire traiter de salope si on refuse des avances.
2.       Drague : on peut choisir nous même qui on a envie de draguer et attaquer franchement, toujours sans risque de se faire traiter de salope.
3.       Contraception : pas besoin de contraception, ça fait toujours ça d’économisé et un souci de moins. En plus, ma gynéco affirme que la sexualité entre femmes limite fortement les risques du côté de sa spécialité.
4.       Rangement : un homme, c’est aussi dans 90% des cas quelqu’un qui n’a jamais réussi à trouver le chemin du panier à linge ni des armoires de rangement. Mes copines ont toutes craqué avant qu’ils ne commencent à travailler leur sens de l’orientation et se retrouvent à collecter tout ce qu’ils ont pu abandonner au petit bonheur de leurs girations.
5.       Caractère : la réalisation, l’acceptation et l’affirmation de notre différence nous apprennent rapidement à renforcer notre personnalité pour pouvoir vivre selon nos désirs.
6.       Les cons : la majorité des cons et des étroits d’esprit ne se bousculent pas pour faire partie de notre cercle d’amis. On leur sert à se dire qu’ils sont des gens bien puisqu’ils ne sont pas homos, eux. Mais au moins, on ne se les coltine pas.
7.       Homme : ça ne nous empêche pas de profiter de la force brute des hommes quand on en a besoin. Il y a toujours un abruti prêt à porter quelques caisses tant qu’on n’a pas cassé tous ses espoirs. Il est encore temps de le faire une fois que l’armoire est montée ou que les caisses sont bien arrivées. Et on a toutes un grand frère chez lequel on peut épancher nos chagrins et recevoir un conseil bien masculin.
8.       Vestiaires : dans les vestiaires de sport, on peut se rincer l’œil.
9.       Chasse : il y a moins de concurrence pour la chasse à l’âme sœur. Moins de proies aussi…
10.   Belles : une femme, ça a des seins et des fesses. Et j’aime ça autant que la glace à la banane un jour de canicule. Les femmes sont belles, belles, belles…
11.   L World : versus Desperate Housewifes.
12.   Epilation: si on n’a pas toujours eu le temps de faire peau rase, on peut espérer trouver un peu de compréhension. Et puis, rien n’empêche de faire séance d’épilation commune, plus sympa que de souffrir en solo dans sa salle de bain. Pareil pour les teintures de cheveux ou les masque hydratants.
13.   Générosité : les femmes ont une nature plus généreuse, même Benoît XVI le dit.
14.   Fringues : on peut s’emprunter des fringues, du maquillage et ELLE sert deux fois.
15.   Télécommande : ne se transforme pas en domaine réservé d’un zappeur compulsif.
16.   Conduite : on ne tourne que 10 minutes au lieu de 20 avant de demander notre chemin. On ne reprend pas une leçon d’initiation à la conduite à chaque fois qu’on s’assied derrière le volant.
17.   Bricolage & poubelles : pas de raison de croire que l’autre serait plus indiqué pour prendre un tableau, accrocher des stores, sortir les poubelles. Donc, on le fait nous-même mais au moins, c’est fait !
18.   Tâches ménagères : on peut arriver à une répartition équilibrée des tâches ménagères sans avoir à réentendre chaque jour la chance qu’on a d’avoir un type qui débarrasse la table.
19.   Ouverture : il y a des communautés plus ou moins festives dans toutes les grandes villes d’Occident. Toujours moyen de s’orienter, sortir, rencontrer des gens où qu’on soit.
20.   Foot : on ne se coltine pas le foot à la télé ni surtout sur le bord d’un bassin de boue par 3°C avec les 10 copines des coéquipiers à qui on n’a rien à dire.
21.   Parents : les parents ne nous bassinent pas pour savoir quand on leur fera enfin des petits-enfants. J’imagine qu’ils sont contents pareil s’il y en a mais on ne subit pas leur attente pressante. Les ruptures ont aussi moins tendance à atteindre les proportions de la fin du monde.
22.   Voiture : on peut choisir nous même notre voiture. Y compris le moteur, la couleur, le revêtement des sièges.
23.   Machisme : nos relations ne démarrent pas sur un a priori de domination machiste. Nos relations commencent comme des pages blanches alors que les relations hétéros sont tellement codifiées dans notre société qu’il est impossible de s’affranchir de tous les préjugés.
24.   Cycle : on vit avec quelqu’un qui comprend d’autant mieux notre susceptibilité mensuelle qu’elle vit au même rythme.
25.    Cadeaux : les cadeaux correspondent en général à ce que j’aime même si je n’ai pas montré exactement dans la vitrine en précisant la couleur.
26.   Cosmétiques : personne ne m’interroge sur mon budget cosmétique en se demandant si une bonne couche de Nivéa ne ferait pas aussi bien l’affaire que le dernier anti-rides de La Prairie. Je ne nie pas la pertinence de la question, je n’ai juste pas besoin qu’on me la pose. Je sais !
27.   Habillage : on a un avis fiable sur des questions essentielles du genre : ce pantalon ne me grossit pas un peu ? Ce tshirt va avec ces sandales ? Les chaussures, les rose et blanc ou les blanc et rose ?
28.   Diététique : on n’est pas obligées de préparer un cassoulet tous les soirs où une soupe aurait largement fait notre bonheur.
29.   Sexe : on peut terminer la nuit épuisée de jouissance sans que ça ressemble à un marathon. C’est qu’ils n’ont pas été équipés de Duracel, ces messieurs.
30.   Sharon Stone : on aurait pu avoir Brigitte Bardot qui commence à se mêler de défendre nos droits, on a eu Sharon Stone. C’est quand même plus pop, non ?

09.03.2006

L'orgasme féminin en voie de disparition

L’origine de l’orgasme féminin et de là sa nécessité ou non font encore débat au sein de la communauté scientifique. Trois types de thèses en compétition :
-          l’orgasme féminin est adaptatif en terme de théorie évolutionnaire. Cela signifie qu’il favorise la reproduction et a donc été retenu par le processus d’évolution. Certains scientifiques auraient trouvé que l’orgasme favorise le reproduction en créant un effet d’aspirateur pour le sperme. Ou plus prosaïquement, l’espoir d’avoir un orgasme favorise l’occurrence de relations sexuelles et oriente le choix du partenaire vers ceux les plus à même de supporter une famille ;
-          l’orgasme a eu un rôle pour la survie des espèces mais n’en a plus. Nos ancêtres femelles il y a 7 million d’années avaient des rapports à la chaîne pour semer le doute sur la paternité de leurs petits. Les mâles ne tuaient pas les petits qui pouvaient être les leurs. L’orgasme des femelles avait pour objectif de les motiver à se faire des mâles en série.
-          l’orgasme n’est qu’un effet secondaire du fait que l’embryon ne devient sexué que quelques semaines après sa conception. Nous ne pourrions donc voir les étoiles que parce que l’orgasme des hommes est essentiel à la survie de l’espèce.


Prenez aussi en compte la disparition des mâles dans quelques million d’années pour cause de dégénérescence du gène Y et la disparition de l’orgasme féminin devient inéluctable:
-          si nous avons des orgasmes pour favoriser les accouplements ou la capture de leur produit, l’orgasme deviendra absolument inutile le jour où nous nous reproduirons par parthénogenèse. L’évolution se chargera de le gommer vite fait ;
-          si nos orgasmes étaient là pour empêcher les mâles de tuer nos petits, le fait qu’ils ne soient pas systématiques démontrent qu’ils sont déjà en voie de disparition ;
-          s’ils ne sont qu’un effet secondaire de nos débuts communs avec les hommes, le jour où il n’y aura plus d’hommes, l’évolution devrait  se charger d’effacer nos clito et orgasmes.


N’est ce pas le comble de l’ironie que l’orgasme féminin disparaisse avec les hommes alors qu’il est plus fréquemment atteint en self service qu’au comptoir hétéro ? Et que la thèse de l’évolution que l’Eglise combat encore soit finalement celle qui irait le plus dans son sens puisqu’elle lierait la jouissance sexuelle à la reproduction, lien sur lequel elle ne cesse d’insister ?


Au-delà de ces considérations d’ordre philosophique, mon business plan pour aller vendre des esquimaux en forme de sexe masculin aux esquimaudes dès que le réchauffement de la planète aura fait son œuvre est en train de prendre l’eau. Parce que quand il n’y aura plus de banquise, les esquimaudes auront oublié ce que c’était l’orgasme. Adieu start up, venture capital et introduction en bourse…


Sauf si vous m’aidez à monter le prochain plan. Je cherche des volontaires pour un essai clinique de glaces à la prolactine, cette hormone libérée après l’orgasme qui nous donne la sensation d’être rassasié(e). Avec Orglasmo, quand l’évolution nous aura enlevé l’orgasme, on mangera une glace et le résultat sera le même. En même temps que mon portefeuille, des générations de femmes vont nous bénir pour ça.


Dans un genre moins lucratif mais plus citoyen, imaginez-vous que nos descendantes dans quelques millions d’années ne comprendront rien à l’érotique hétéro. Ce qui sera un moindre mal puisqu’il n’y aura plus d’homme. Mais il y aura aussi toute une partie de l’érotique lesbien qui leur deviendra incompréhensible. Faut vite bâtir quelques temples, aller peindre les parois des cavernes, faire des poteries et des statuettes pour témoigner des temps bénis où les femmes avaient des orgasmes. J’envoie des dossiers de demande de mécénat aux producteurs de vibromasseurs qui verront leurs produits apparaître dans les dessins. Vais aussi en envoyer à l’un ou l’autre producteur de porno à l’ego surdimensionné qui voudrait voir une de ses mémorables scènes passer à la postérité en peinture rupestre.

06.03.2006

Le 8 mars

Un cocktail de vigilance, de force tranquille et de célébration festive me paraît approprié pour affirmer et célébrer les droits des femmes.

Ce mercredi, je vais donc prendre le temps de me faire un petit déjeuner du tonnerre de dieu pour avoir de l’énergie toute la journée et la commencer sur une note agréable.

Après ça, direction boulot plus décidée que d’habitude à m’appliquer pour essayer de faire une démonstration par l’exemple de la valeur inouïe des femmes (mon col serre un peu, juste là). J’ai collé une réunion pour leur remontrer ce jour-là de quoi on est capables. On est déjà en train de la préparer aux petits oignons avec une de mes collègues.

Ensuite, convaincre la sans-abri que je croise souvent près d’où je dors bien au chaud d’accepter une ou deux nuits d’hôtel (pas le Ritz, y a pas écrit Bill Gates). Si les plus favorisées ont bien bénéficié de l’émancipation des femmes, j’ai l’impression que ça n’a pas été sans dégâts collatéraux chez les plus faibles économiquement, par exemple ces mères qui élèvent presque seules leurs enfants et peinent à nouer les deux bouts chaque mois. Devoir rester avec un homme pour des raisons financières ou pour les convenances c’est pas le bonheur mais se retrouver à la rue au premier accro, ce n’est pas la joie non plus.

Ensuite, direction ciné pour le dernier Chabrol. Huppert et pouvoir, j’espère que ce sera à la hauteur de mes attentes.

Pour terminer, s’il me reste de l’énergie, quelques pas de danse sur un floor très femme le long des grands boulevards parce que s’il reste du pain sur la planche, il y a aussi du chemin qui a été parcouru. Et puisque j’ai envie de m’éclater, ça suffira comme excuse pour faire la fête.

Et puis dodo. Jeudi sera moins pop que mercredi au boulot. On devrait instaurer un jour pour récupérer des émotions de la journée de la femme.

Et vous, mercredi, vous ferez quoi ?

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