07.12.2009

L'identité nationale (1/2)

L’identité nationale française a fait couler salive et encre à flots. A vrai dire, l’appellation m’est plutôt antipathique mais je préférais ne pas tirer de conclusion hâtive. Voici donc quelques pixels supplémentaires  sur ce sujet déjà plus tellement d’actualité.

 

Le présidentenet nous a gratifiés d’un discours sur le sujet le 12 novembre à La Chapelle en Vercors. Je me suis donc farci la lecture de la chose qu’on trouve ici : http://www.ump55.fr/index.php?option=com_content&view.... Prononcer un tel discours dans un lieu qui porte un tel nom, n’est ce pas annoncer de prime abord que tout ça sent l’esprit de clocher ? Non, ce serait un peu court.

 

D’abord tenter d’établir le plan général du discours :

·         Introduction : rappel du rôle tenu par la population du Vercors au sein de la résistance.

« …tous avaient au fond d’eux-mêmes cette certitude qu’une nation est un principe spirituel qui se nourrit de la noblesse des cœurs, de la beauté des âmes, de la fermeté des caractères.
… Ce qu’ils appelaient la France c’était ces valeurs qui les unissaient, au fond, cette conception de l’honneur et de la dignité qui les portaient tous. … C’est toujours au moment où l’on va les perdre que l’on mesure la signification et l’importance de ces choses indéfinissables avec lesquelles on a tellement l’habitude de vivre que l’on a l’impression qu’elles sont aussi naturelles que l’air que l’on respire.»

·         Transition :

« Nous vivons peut-être l’un de ces moments où les repères s’effacent, où l’identité devient incertaine, où nait le sentiment que quelque chose qui nous est essentiel pour vivre est en train de se perdre. Tout semble concourir à l’aplatissement du monde. … Voilà pourquoi, mes chers compatriotes, nous devons parler de notre identité nationale. »

·         Alors de quoi s’agit-il ? Difficile de résumer. On la retrouverait dans pensée, langue, architecture, art de vivre, paysage.

« un Français reconnaît d’instinct une pensée française, une région française »

·         Son premier ingrédient serait la chrétienté :

« Pas un libre-penseur, pas un Franc-maçon, pas un athée qui ne se sente au fond de lui l’héritier de la Chrétienté qui a laissé tant de traces profondes dans la sensibilité française et dans la pensée.
Regardons ce que la morale laïque des instituteurs de jadis doit à la morale chrétienne qu’on enseignait au Catéchisme. »

·         C’est ensuite la culture du travail :

« Si l’on cherchait quelles sont les principales institutions, les principaux lieux où se fabrique depuis des siècles l’identité française, on verrait d’abord sans doute tous les lieux de la vie et du travail quotidiens où artisans, ouvriers, agriculteurs, ingénieurs, se transmettent de générations en générations des cultures et des savoir-faire que la science et la technique modernes enrichissent chaque jour. Ce qui se joue dans l’industrie, dans l’agriculture, dans la ruralité, dans l’artisanat, ce n’est pas qu’économique, c’est aussi la disparition d’une forme de civilisation, d’un héritage de valeurs, d’une culture du travail. »

·         C’est aussi la culture :

« Mais on trouverait aussi l’Ecole, le Louvre, l’Académie française, le Collège de France, la Comédie française… parce qu’être Français c’est croire que la raison, la science, l’art, la culture peuvent transcender les différences et, oserai-je le dire, parce que l’on croit plus ou moins consciemment à la toute puissance de la littérature. … La France est une nation littéraire. Elle se parle à elle-même à travers la littérature. N’est-ce pas au fond en entendant un vers de Racine ou de Baudelaire ou en lisant une page des Misérables que nous nous sentons le plus Français ? Dans quel autre pays au monde un tel miracle serait-il possible ?»

·         C’est aussi quelques grands principes : en vrac et sans s’attarder :

« La France est une terre de liberté et d’égalité.

La France est un pays d’émancipation où chacun aspire à s’élever selon ses talents, ses mérites, son travail.

La France est un pays où la femme est libre.

La France est un pays où l’Eglise est séparée de l’État, où les croyances de chacun sont respectées. »

·         Mais c’est aussi des devoirs :

« On ne peut pas vouloir tous les avantages de la République si l’on ne respecte aucune de ses lois, aucune de ses valeurs, aucun de ses principes. »

·         Or nous avons renoncé au travail, à l’autorité.

·         Heureusement, le petit Nicolas est arrivé pour rétablir l’autorité, supprimer les 35 heures, supprimer les droits de succession, réduire les impôts sur les gros revenus, secourir la laïcité.

« La République est au cœur de notre identité nationale. Elle est forcément un rêve inaccompli, un idéal inachevé.
La République, c’est la souveraineté de la Nation, c’est l’autorité, l’autorité de l’État, c’est l’égalité des chances, c’est le mérite, c’est le travail la République, c’est la laïcité, c’est la compréhension, le respect, la solidarité. C’est la primauté de l’intérêt général sur l’intérêt particulier. »

·         Haro sur les banquiers et le grand capitalisme.

« Mais surtout le citoyen revient sur le devant de la scène. Le citoyen exige des comptes. Il ne veut plus se sentir seul au monde face à la toute puissance supposée des marchés. Il exige le citoyen d’être protégé. Il veut davantage de solidarité, davantage de morale, davantage de démocratie, davantage de politique. »

·         Conclusion :

« C’est de tout cela que je voudrais que nous parlions dans les mois qui viennent. Avec Eric Besson, j’ai voulu aujourd’hui vous livrer avec sincérité le fond de ma pensée non pas pour clore la discussion mais pour y apporter ma contribution.

Il vous appartient maintenant mes chers compatriotes de vous emparer de ce débat pour qu’il soit réellement le vôtre. »

 

Et puis épingler les incohérences multiples entre ce discours et les actions mais ça, ce sera pour un autre jour.

29.10.2009

Et pas du plaqué, hein connard!

Sincèrement, je n’ai jamais rechigné à payer mes impôts. Mais 10% d’augmentation annuelle de la taxe d’habitation, c’est abuser. Le rapport de la cour des comptes m’apprend que l’augmentation de ma taxe d’habitation a servi à financer 1/3500ème de la douche dans laquelle ni notre cher président ni personne d’autre n’a jamais fait couler une goutte d’eau. Rejoignez le « Club des 3500 couillons » pour réclamer un peu de retenue des pouvoirs publics au moment où le chômage continue d’augmenter.

 

On nous dit que la précipitation dans laquelle a été organisée la petite sauterie en expliquerait le coût élevé. Rendons à César ce qui est à César (oh, je sens qu’il aimerait ça !), le présidentenet a toujours dit que l’état n’était pas bon gestionnaire. La Cour des comptes nous montre que c’est plus vrai que jamais.

 

D’autant plus que les dates de la présidence européenne, c’est un truc assez prévisible. Rappelez-vous, toutes ces lois bâclées, parfois retoquées par le conseil constitutionnel, qu’a déjà produites l’hyperactivité du nain. Si 6 mois de présidence européenne doivent entraîner de tels surcoûts, quel est le chiffre total au niveau d’un quinquennat?

 

Manque de bol, mes calculs situent la prochaine présidence de la France au premier semestre 2022, soit le dernier semestre du 3ème mandat de NS. Imaginons ce président réélu 2 fois par dépit mais sentant que le quatrième mandat lui échappera… En or massif ils seront les robinets de la douche.

08.10.2009

Trente-deux

 

Sarah Palin a terminé l’écriture de ses mémoires qui devraient se trouver dans toutes les bonnes librairies anglophones juste 38 jours avant noël. C’est déjà numéro un sur Amazon avant même d’être sorti. Sûr, je n’aurais jamais eu le flair de son éditeur.

 

Les scientifiques sont parfois pleins de bon sens. Une étude menée en Norvège vient de montrer que si les plus gros buveurs d’alcool sont les plus sujets à l’anxiété, ce sont par contre les abstinents qui courent le plus gros risque d’être en dépression. Après correction pour les gens qui ne boivent pas pour cause de maladie chronique ou parce qu’ils sont d’anciens alcooliques, il apparaît que les abstinents ont en moyenne moins d’amis. Tournée générale !

 

Paris, XVIème, hier à 18h40. Le ciel est photogénique. Des nuages s’élancent à l’assaut du ciel bleu. Leur ventre est d’un gris hostile alors que leur dos se prélasse à la lumière du soleil légèrement orangée. Profitons, profitons de ces beaux jours.